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Qualité de l'air : Montréal au deuxième rang des villes canadiennes les plus polluées

Smog sur Montréal
Un épisode de smog à Montréal archives)
Radio-Canada

Montréal est la deuxième grande ville canadienne où la pollution atmosphérique est la plus intense, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé.

La ville de Montréal se classe tout juste derrière l'agglomération industrielle de Sarnia, en Ontario, en termes de pollution atmosphérique.

Ce classement a été réalisé à partir de données compilées par l'OMS dans 1100 villes réparties dans 91 pays du globe.

Les particules fines au banc des accusés

Le bilan de la qualité de l'air dans les grandes villes de l'OMS est établi essentiellement à partir des concentrations d'un seul contaminant atmosphérique, soit les particules en suspension qui mesurent moins de 2,5 microns, précise Le Devoir. Ces polluants sont désignés par l'appellation PM2,5.

Ils sont en général libérés dans l'air par la combustion du bois et par les émissions des moteurs au diesel et des moteurs à essence. Ces particules nocives sont liées à plusieurs maladies pulmonaires et respiratoires, dont le cancer du poumon.

Ce type de polluants seraient à l'origine de plus de 4000 décès chaque année au Canada, dont 1500 dans la région de Montréal et 2500 à Toronto, selon des données de 2006 de l'Agence de santé et des services sociaux citée par le quotidien montréalais.

D'après le bilan dressé par l'OMS, le taux de concentration de ce polluant serait en moyenne de 11,2 microgrammes par mètre cube d'air à Montréal contre 12,7 microgrammes à Sarnia, en Ontario, où se trouvent plusieurs raffineries et industries lourdes.

Toronto, qui est la ville la plus peuplée au pays, affiche un taux de PM2,5 de 7,9 microgrammes par mètre cube d'air, tandis qu'à Vancouver, les concentrations de PM2,5 sont de 4,9 microgrammes.

Montréal hérite de la pollution de ses voisins

Questionné par le quotidien Le Devoir sur la qualité de l'air à Montréal, Patrick Bonin, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution, explique que Montréal, en plus de la pollution qu'elle génère, hérite d'environ 30 % de la pollution atmosphérique de Toronto et autant des zones industrielles américaines du Midwest en raison des vents dominants qui soufflent de l'ouest.

Bien qu'il soit préoccupant, le niveau de pollution atmosphérique à Montréal est néanmoins nettement moins élevé qu'à Paris (22,7 microgrammes), qu'à Mexico (66 microgrammes) ou encore qu'à Beijing, où le taux de PM2,5 atteint 121 microgrammes par mètre cube d'air, selon l'OMS.

Globalement, le Canada se classe au troisième rang du bilan de l'OMS des pays où l'air est jugé de bonne qualité.

Avec les informations de Le Devoir

Société