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Pollution atmosphérique : le Canada fait bonne figure, selon l'OMS

Pollution atmosphérique

Photo : La Presse canadienne / James Woodcock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des villes d'Inde, d'Iran, du Pakistan et la capitale de la Mongolie comptent parmi celles présentant le niveau de pollution atmosphérique le plus élevé de la planète, selon une compilation sans précédent de données sur près de 1100 villes de 91 pays diffusée lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

À l'autre bout de la liste, pointent des villes du Canada et des États-Unis, qui bénéficient d'une densité démographique moindre, de conditions climatiques favorables et d'une réglementation plus stricte en matière de pollution atmosphérique.

L'agence onusienne estime à plus de deux millions le nombre de personnes qui meurent chaque année du fait de l'inhalation de particules fines présentes dans l'air, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Et pour l'année 2008, le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique en ville est évalué à 1,34 million (contre 1,15 million quatre ans plus tôt).

Cardiopathies, cancers, asthme et infections des voies respiratoires inférieures sont autant de maux que peut provoquer la pénétration de particules d'une taille égale ou inférieure à 10 micromètres (PM10) dans les poumons.

Appelant à renforcer la sensibilisation aux risques sanitaires, et à mettre en oeuvre des politiques efficaces pour réduire la pollution atmosphérique, l'OMS recommande de ne pas dépasser, en matière de concentration moyenne annuelle de particules PM10, un seuil de 20 microgrammes par mètre cube, dans le cadre de ses lignes directrices sur la qualité de l'air.

La ville canadienne de Whitehorse (Yukon) présentait une moyenne annuelle de seulement 3 microgrammes de PM10 par mètre cube, tandis qu'à Santa Fe (Nouveau-Mexique, États-Unis), la concentration moyenne annuelle était de six microgrammes. À Washington, une concentration moyenne annuelle de 18 microgrammes par mètre cube a été relevée; à Tokyo, elle était de 23 microgrammes; et à Paris, elle atteignait 38 microgrammes par mètre cube.

L'agence onusienne considère que le fait de réduire la concentration moyenne annuelle de particules PM10 de 70 à 20 microgrammes par mètre cube devrait entraîner une diminution de 15 pour cent de la mortalité. En revanche, selon un communiqué, dans les villes où le niveau de pollution est supérieur, une réduction dans les mêmes proportions aurait « moins d'impact sur la baisse de la mortalité », mais apporterait d'« importants bienfaits pour la santé ».

Ahvaz, dans le sud-est de l'Iran, arrive tristement en tête des villes où le niveau de ces particules dans l'air est le plus élevé: la moyenne annuelle des particules PM10 s'élève à 372 microgrammes par mètre cube, selon l'OMS.

D'après les données recueillies, Oulan Bator, capitale de la Mongolie, présente elle une concentration moyenne annuelle de PM10 de 279 microgrammes par mètre cube, suivie d'une autre ville iranienne, Sanandaj (254 microgrammes par mètres cubes).

Des villes pakistanaises et indiennes, telles que Quetta et Kanpur, ainsi que Gaborone, la capitale du Bostwana, occupent aussi des rangs élevés sur l'échelle des villes où la pollution atmosphérique est forte.

Ces données, basées sur des mesures réalisées entre 2003 et 2010, correspondent dans leur grande majorité aux années 2008-2009. Elles ont été rendues publiques par l'OMS afin de mettre en lumière la nécessité de réduire la pollution atmosphérique.

Dans les pays développés comme dans ceux en développement, les moyens de transport motorisés, les industries, l'utilisation de charbon pour la cuisine et le chauffage ainsi que les centrales électriques au charbon représentent les principales causes de pollution atmosphérique.

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