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Beauharnois tente de bloquer le démantèlement d'un cargo

Le Kathryn Spirit, un cargo en fin de vie de 154 mètres, sur les berges du lac Saint-Louis, à Beauharnois.

Le Kathryn Spirit, un cargo en fin de vie de 154 mètres, sur les berges du lac Saint-Louis, à Beauharnois.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ville de Beauharnois, en Montérégie, s'inquiète de l'arrivée d'un cargo destiné à la démolition sur les berges du lac Saint-Louis.

Le Kathryn Spirit, un cargo en fin de vie de 154 mètres, a été amené par le Groupe St-Pierre, une entreprise de démolition qui veut le démanteler pour récupérer ses matériaux. Ce serait un très rare cas de démantèlement de navire au Québec.

Le maire de Beauharnois, Claude Hainault, s'élève contre ce projet, puisqu'il craint la pollution du lac. Ce genre d'épave peut contenir des métaux lourds, de l'amiante ou des hydrocarbures.

« Ils vont aller démolir les bateaux avec des réservoirs de mazout, avec de la rouille et on va laisser faire ça au-dessus de l'eau? Jamais à Beauharnois! », lance-t-il.

On a d'autres choses à faire qu'un dépotoir avec le bord de l'eau.

Une citation de :Claude Hainault, maire de Beauharnois
Claude Hainault, maire de BeauharnoisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claude Hainault, maire de Beauharnois

Le maire rêve en fait de décontaminer le secteur où se trouve le bateau pour y faire construire des condos et une promenade. Le terrain de l'entreprise vient d'ailleurs d'être dézoné de façon à ce qu'il ne soit plus un secteur industriel.

Le Groupe St-Pierre n'a pas voulu accorder d'entrevue à Radio-Canada. Joint au téléphone, son responsable régional a simplement affirmé que l'entreprise n'était pas délinquante, qu'elle préparait son plan de démantèlement et que tout se ferait selon les normes, incluant la gestion d'éventuelles matières toxiques.

Pour que le démantèlement ait lieu, l'entreprise aura toutefois besoin de l'autorisation du ministère de l'Environnement.

Le ministère indique être en discussion avec l'entreprise, afin de connaître le type de travaux prévu et les procédés qu'ils utilisent. « Notre objectif, à travers l'émission d'un certificat d'autorisation, est de prévenir les contaminations de l'environnement, à l'air et à l'eau », indique Émile Grieco, directeur régional Estrie-Montérégie du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

Pour obtenir le feu vert, le projet doit également être conforme aux règlements municipaux.

Le maire de Beauharnois ne croit pas que ce soit le cas. « C'est une activité nouvelle qu'il veut amener ici, qui est incompatible avec l'activité qui est faite sur ce site. On va se battre. On est en train de regarder pour aller jusqu'à l'expropriation s'il le faut », affirme-t-il.

Pour ajouter au casse-tête, les fonctionnaires de trois ministères fédéraux doivent inspecter le Kathryn Spirit la semaine prochaine pour donner leur avis sur son démantèlement.

D'après les informations de Jean-Sébastien Cloutier

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