•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des promesses électorales qui coûtent cher

argent canadien

Photo : archives

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que l'incertitude économique prévaut actuellement dans le monde, les hommes politiques manitobains n'ont pas peur de faire des promesses coûteuses aux électeurs.

Depuis le début de la campagne, les dépenses annoncées par les conservateurs s'élèvent à près de 1,4 milliard de dollars sur quatre ans et celles des néo-démocrates à 1,5 milliard.

Les promesses des libéraux se chiffrent quant à elles à 200 millions pour la première année et ils assurent qu'ils ajusteront leurs dépenses au fur et à mesure de leur mandat, s'ils sont élus.

Ralentissement économique

L'économie mondiale pourrait être confrontée à « un effondrement de la demande » si les États-Unis et la zone euro ne prenaient pas les mesures nécessaires pour redresser leur économie, a prévenu jeudi la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde.

Si la tendance se poursuit, l'économie manitobaine sera touchée, selon Philippe Cyrenne, professeur d'économie à l'Université de Winnipeg.

Les Manitobains et leur futur premier ministre risquent bien de devoir se serrer la ceinture. Toutefois, chaque chef de parti pense que son programme électoral est le meilleur qui soit pour l'économie de la province en cas de récession.

Il faut équilibrer les comptes de la province et ne pas augmenter les impôts, en cas de récession, affirme le chef conservateur, Hugh McFadyen.

Les libéraux, eux, veulent baisser les impôts et augmenter les dépenses publiques pour relancer l'économie.

Quant aux néo-démocrates, ils misent notamment sur le développement d'Hydro-Manitoba et la formation des jeunes.

« Je serais en général beaucoup plus modeste dans mes promesses, parce que personne ne sait vraiment combien de temps dure une récession. Elles ne prennent pas fin automatiquement après un an ou deux, elles peuvent durer beaucoup plus longtemps que ça », souligne l'économiste Philippe Cyrenne.

Si le Manitoba entre en récession, le prochain premier ministre aura quatre ans pour tenter d'en atténuer les effets. Or, depuis le début de la campagne électorale, il n'est question que de dépenses, d'investissements, de subventions et de réduction de taxes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !