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Paola Ortiz expulsée du Canada

Paola Ortiz
Radio-Canada

La mère de famille mexicaine Paola Ortiz a été expulsée du Canada vendredi matin vers son pays d'origine, le Mexique. Cette femme établie au Québec depuis cinq ans avait épuisé tous les recours légaux dont elle disposait pour convaincre les services d'immigration de lui accorder le statut de réfugiée.

Lundi dernier, Mme Ortiz a été sommée de quitter le pays à la suite d'une décision de la Cour fédérale, qui a maintenu l'ordre d'expulsion émis contre cette mère de deux enfants âgés de deux ans et quatre ans, tous deux nés au Canada.

Mme Ortiz devait quitter le Canada mardi, mais elle a été victime d'une crise de panique quelques minutes avant de prendre l'avion. Elle a alors été transportée à l'hôpital en ambulance.

Paola Ortiz s'est présentée aux bureaux de Citoyenneté et Immigration Canada à Montréal vers 6 h pour y être escortée jusqu'à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau par des agents de l'Immigration canadienne.

Avant de quitter la maison, Paola Ortiz affirme avoir expliqué à ses enfants qu'elle partait quelques jours pour travailler, mais qu'elle comptait revenir bientôt.

Aux médias, Mme Ortiz a expliqué qu'une fois rendue au Mexique, elle entreprendrait illico de nouvelles démarches pour revenir au Canada.

Vigile de solidarité pour Paola Ortiz à Montréal

Une vigile de solidarité

Jeudi soir, une soixantaine de personnes ont participé à une vigile de solidarité envers Paola Ortiz devant le Complexe Guy-Favreau, à Montréal.

Parmi eux, plusieurs membres d'organismes communautaires et de groupes de femmes. Le rassemblement était organisé par Solidarité sans frontières et Dignidad Migrante.

Plus tôt jeudi, une trentaine de groupes de femmes ont demandé une nouvelle fois au ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, de suspendre le renvoi de Paola Ortiz.

Démarches vaines de Québec

De son côté, la ministre québécoise de l'Immigration, Kathleen Weil, affirmait jeudi que les discussions se poursuivaient entre ses fonctionnaires et ceux d'Ottawa pour trouver une solution. Des démarches qui n'ont de toute évidence pas eu d'écho auprès du gouvernement de Stephen Harper.

Paola OrtizPaola Ortiz

Jeudi toujours, une motion a été déposée à l'Assemblée nationale demandant au gouvernement fédéral de suspendre la mesure d'expulsion, mais n'a pu être débattue, faute de consentement.

Sept députés indépendants ont de leur côté expédié une lettre d'urgence au ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, afin de lui demander de surseoir à l'expulsion de Mme Ortiz. Des appels qui n'ont encore une fois pas eu d'impact sur la décision d'Ottawa dans ce dossier.

Mme Ortiz, qui habitait Montréal, est arrivée au Québec en 2006 pour demander un statut de réfugié. Elle se disait victime de violence conjugale au Mexique de la part de son conjoint d'alors, un officier de la police fédérale.

Sa demande a été refusée par Immigration Canada, qui soutient que le Mexique assure la protection des femmes victimes de violence conjugale.

Depuis son arrivée au pays, Mme Ortiz s'est mariée et a eu deux enfants qui bénéficient de la citoyenneté canadienne. Elle a aussi obtenu un certificat de sélection du Québec, dans le but de décrocher une résidence permanente au Canada.

Julie Marcoux du Réseau Solidarité sans frontières, un des nombreux organismes qui a appuyé madame Ortiz dans sa cause....

National