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Ottawa renouvelle finalement le financement de Planned Parenthood

Un organisme international spécialisé dans la planification des naissances va finalement obtenir une subvention du gouvernement Harper, après avoir présenté une demande de financement pour des activités tenues exclusivement dans des pays où l'avortement est interdit.

Des Soudanaises enceintes attendent une consultation dans une clinique de Médecins sans frontières (archives)Des Soudanaises enceintes attendent une consultation dans une clinique de Médecins sans frontières (archives) Photo : AFP / Phil Moore

Selon CBC, la ministre de la Coopération internationale Bev Oda a autorisé une subvention de 6 millions de dollars sur trois ans à l'International Planned Parentood Federation (IPPF) pour diverses activités d'éducation sexuelle et de promotion de la contraception.

Ces activités seront menées dans cinq pays où les avortements sont illégaux, sauf dans les cas où la vie de la mère est en danger, soit en Afghanistan, au Bangladesh, au Mali, au Soudan et en Tanzanie.

L'IPPF, qui offre normalement toute une gamme de services liés à la limitation volontaire des naissances, y compris des avortements et des formations pour ceux qui veulent la pratiquer, n'avait pas reçu la subvention de 18 millions de dollars pour trois ans demandée en 2009.

Le ministère de la Coopération internationale n'a pas confirmé l'octroi de cette subvention, que l'organisation avait demandée en 2010.

En avril dernier, la ministre Bev Oda avait déclaré que l'IPPF recevrait une subvention « si elle soumettait une demande respectant les paramètres décidés par le gouvernement lors de l'Initiative du Sommet du G8 à Muskoka. »

Ce plan du gouvernement pour la santé des mères dans les pays en développement avait précisément soulevé la controverse avant le sommet du G8 en juin 2010 parce qu'il refusait de financer des services d'avortement.

Cette décision s'était même attiré les foudres de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, qui avait déclaré : « Il n'y a pas de santé maternelle sans santé reproductive. Et la santé reproductive inclut la contraception, la planification familiale ainsi que l'accès légal et sécuritaire à l'avortement. »

Lors de la dernière campagne électorale, un député saskatchewannais du Parti conservateur, Brad Trost, avait déclaré devant une association antiavortement de la province que leurs pressions avaient permis de priver l'IPPF de financement.

Lorsqu'on lui avait demandé pourquoi il fallait agir de la sorte, il avait répondu : « parce qu'ils sont pour l'avortement ».

L'ex-porte-parole du premier ministre Harper Dimitri Soudas avait aussi déclaré à l'époque que le gouvernement était prêt à travailler avec des organisations comme l'IPPF dont les efforts s'inscrivaient dans les critères du gouvernement.

Lorsqu'on lui avait demandé si les services d'avortement faisaient partie de ces critères, M. Soudas avait répondu : « Non ».

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