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Paola Ortiz sera expulsée vendredi prochain

Paola Ortiz

Paola Ortiz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est vendredi que la mère de famille mexicaine Paola Ortiz sera expulsée du Canada vers le Mexique.

La femme, qui devait quitter le Canada mardi matin, a vu son expulsion reportée après avoir été transportée à l'hôpital à la suite d'une crise de panique à l'aéroport Montréal-Trudeau.

Questionnée mercredi par les journalistes sur son état de santé, Mme Ortiz a affirmé souffrir de maux de tête intenses en raison des événements qui se bousculent pour elle ces derniers jours. L'idée de quitter le pays en laissant ici son mari et ses deux enfants âgés de 2 et 4 ans lui est insupportable.

Un appel au ministre Kenney

Mme Ortiz a expliqué qu'elle allait tout de même se présenter aux bureaux de l'Immigration vendredi, qu'elle n'était pas une criminelle et qu'elle respecterait la décision du gouvernement canadien.

Elle a néanmoins supplié le ministre de l'Immigration du Canada, Jason Keney, d'intervenir pour lui permettre de demeurer au Canada. Mme Ortiz ne veut pas retourner au Mexique où elle affirme avoir été la victime de violence physique et sexuelle.

Les appuis se multiplient

Le cas de Paola Ortiz, qui a retenu l'attention des médias, a touché beaucoup de citoyens, dont certains se sont mobilisés pour dénoncer son expulsion.

Mercredi matin, 200 citoyens et représentants de plusieurs organismes, dont la Fédération des Femmes du Québec et le Regroupement des Maisons pour femmes victimes de violence conjugale, s'étaient donné rendez-vous devant les bureaux du ministère de l'Immigration à Montréal pour apporter leur appui à Paola Ortiz.

L'ancien ministre délégué aux Relations avec les citoyens et à l'Immigration, André Boulerice, est aussi venu lui apporter son soutien. « C'est enfants-là ont besoin de leur mère, comme leur mère des enfants. Je trouve ça profondément scandaleux. Je trouve ça à la limite ignoble d'expulser cette dame », s'est indigné André Boulerice.

Mme Ortiz, qui habite Montréal, a fait une demande de statut de réfugié au Canada en 2006 parce qu'elle se disait victime de violence conjugale au Mexique de la part de son conjoint d'alors, un officier de la police fédérale.

Sa demande a été refusée par l'Immigration canadienne, qui soutient que le Mexique assure la protection des femmes victimes de violence conjugale.

Depuis son arrivée au pays, Mme Ortiz s'est mariée et a eu deux enfants qui bénéficient de la citoyenneté canadienne. Elle a aussi obtenu un certificat de sélection du Québec, dans le but de décrocher une résidence permanente au Canada.

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