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Paola Ortiz, qui devait être expulsée du pays, quitte l'aéroport en ambulance

Paola Ortiz transportée à l'hôpital

Paola Ortiz n'était pas en état de prendre l'avion selon les ambulanciers qui l'ont examinée.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Paola Ortiz, une mère de famille mexicaine qui devait être expulsée du pays ce matin, a été transportée à l'hôpital peu de temps avant son embarquement dans l'avion. La dame, visiblement angoissée à l'idée de quitter le pays en laissant ses enfants au Canada, aurait été victime d'une crise de panique.

Les ambulanciers qui l'ont examinée ont estimé que la dame n'était pas en état de prendre l'avion. Paola Ortiz a quitté l'aéroport sur une civière avant d'être transportée en ambulance dans un hôpital de la région.

Mme Ortiz a été sommée de quitter le pays par l'Immigration canadienne à la suite d'une décision de la Cour fédérale, lundi, qui a maintenu l'ordre d'expulsion émis contre cette mère de deux enfants établie à Montréal depuis 2006.

Dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi, la Cour a demandé à Paola Ortiz de se présenter à 7 heures, mardi matin, à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau.

Rencontrée à l'aéroport, Mme Ortiz, très émue, a lancé un ultime appel à l'aide : « S'il vous plaît, ne me séparez pas de mes enfants », a-t-elle imploré.

Mme Ortiz, qui habite Montréal, a fait une demande de statut de réfugié au Canada en 2006 parce qu'elle se disait victime de violence conjugale au Mexique de la part de son conjoint d'alors, un officier de la police fédérale.

Sa demande a été refusée par l'Immigration canadienne, qui soutient que le Mexique assure la protection des femmes victimes de violence conjugale.

Depuis son arrivée au pays, Mme Ortiz s'est mariée et a eu deux enfants qui bénéficient de la citoyenneté canadienne. Elle a aussi obtenu un certificat de sélection du Québec, dans le but de décrocher une résidence permanente au Canada.

Paola Ortiz et sa flleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paola Ortiz en compagnie de sa fille

Mme Ortiz, son avocat et Solidarité sans frontières demandaient aux autorités fédérales de suspendre l'ordre d'expulsion et de respecter le Certificat de sélection du Québec, afin qu'elle puisse poursuivre sa demande de résidence permanente.

Sa déportation compromet, selon Mme Ortiz, ses démarches d'immigration en plus de la séparer de ses enfants âgés de 2 ans et 4 ans.

Son avocat, Steward Istvanffy, affirme que le processus de déportation au Canada est devenu bureaucratique et inhumain.

Avec les informations de La Presse canadienne

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