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Marchés émergents : de nouveaux débouchés pour les exportations canadiennes

Port de Hong-Kong

Photo : AFP / DANIEL SORABJI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Canada devrait redoubler d'efforts afin de diversifier ses marchés à l'exportation en direction des pays émergents. Selon une note du service des études économiques de la banque BMO, publiée lundi, les entreprises canadiennes pourraient ainsi trouver de nouveaux relais de croissance.

BMO constate que les économies des pays émergents, au premier rang desquels figurent les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), sont présentement destinataires d'à peine 11 % du total des exportations canadiennes. Les États-Unis restent le premier client du Canada, obtenant plus de 74 % des exportations.

Les perspectives économiques étant relativement limitées dans l'ensemble du monde industrialisé, BMO conclut que « les marchés émergents sont une cible évidente si l'on veut favoriser la croissance future des exportations canadiennes ».

Si la demande des économies en développement se maintient, et si les entreprises d'ici conservent leurs avantages compétitifs, le chef économiste de la banque, Peter Hall, estime que les marchés émergents pourraient constituer jusqu'à 50 % des exportations canadiennes en 2025. « L'objectif de 30 % est cependant plus réaliste », précise-t-il, avant d'indiquer que le Canada pouvait s'appuyer sur un « net avantage » dans le secteur des services, et plus particulièrement dans celui des services financiers.

Le manque à gagner du Canada en matière de commerce extérieur est comparable au déficit américain, qui est d'un peu plus de 3 %

Dans le détail, la banque s'inquiète du déficit commercial du Canada, qui ne cesse de se creuser. « Avec la balance commerciale du secteur manufacturier canadien qui a sombré dans le rouge au cours des dernières années, l'ensemble de la balance commerciale du pays dans le secteur des biens et services affiche maintenant un important déficit », souligne Douglas Porter, l'économiste en chef délégué de BMO Marchés des capitaux.

« De fait, au cours des quatre derniers trimestres, le compte courant a atteint un déficit de 53,5 milliards de dollars, soit plus de 3 % du PIB, ce qui représente une somme importante et place le pays dans une situation peu confortable », explique-t-il.

Selon Douglas Porter, « si cette situation ne menace pas les perspectives du pays dans un avenir immédiat, la persistance d'un important déficit du compte courant peut être le signal d'une économie qui manque de compétitivité, ou d'un taux de change surévalué. »

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