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Jean-Martin Aussant lance son parti souverainiste

Jean-Martin Aussant
Jean-Martin Aussant
Radio-Canada

L'ancien député péquiste Jean-Martin Aussant lance son propre parti politique indépendantiste, qu'il espère nommer Option nationale, a-t-il annoncé en conférence de presse lundi.

« Il n'y a aucun parti qui propose un oui clair [à l'indépendance du Québec]. [...] Il faut parler aux Québécois des avantages de la souveraineté. Il n'y a pas de parti qui le fasse de façon sincère et engagée actuellement », a affirmé le député de Nicolet-Yamaska, qui sera appuyé dans son projet par la presque totalité de l'exécutif de sa circonscription.

« Il faut élargir l'offre démocratique au Québec. Il faut être prêt pour les prochaines élections », a-t-il ajouté.

Option nationale

Jean-Martin Aussant a demandé au directeur général des élections du Québec (DGEQ) de réserver le nom Option nationale pour une période de six mois. Un comité doit se pencher prochainement sur cette question et décidera s'il accepte la demande. Ensuite, pour créer un parti politique reconnu par le DGE qui porte ce nom, M. Aussant devra déposer une autre demande.

Le nom Option nationale a déjà été autorisé par le DGEQ entre le 30 janvier 1997 et le 14 novembre 1998, avant d'être libéré. Un certain Jean Brière en était le chef.

Convaincre les non-souverainistes

M. Aussant ne croit pas que son parti nuise au Parti québécois.

« Je pense que mes collègues au PQ vont comprendre. Il faut ratisser plus large et convaincre les non-souverainistes de devenir souverainistes », a-t-il soutenu.

M. Aussant s'est fait par ailleurs critique des orientations de la Coalition pour l'avenir du Québec de l'ex-ministre péquiste François Legault.

« François Legault dit qu'il faut régler tous nos problèmes avant de devenir souverains. Il n'y aurait pas beaucoup de pays au monde s'il fallait suivre [cette doctrine]. Ce n'est pas mutuellement exclusif. On peut parler de souveraineté en même temps que tenter de régler les problèmes du Québec », a-t-il expliqué.

« Une fois souverains, on aura encore plus de moyens de régler nos problèmes », ajoute-t-il.

M. Aussant a mentionné que l'instauration d'une déclaration d'impôt unique, le rapatriement de toutes les lois et de tous les traités internationaux ainsi que l'instauration d'éléments de proportionnelle dans le mode de scrutin du Québec constituaient des priorités.

Ce sera une tâche herculéenne dans les prochains mois [...] Ce parti reste à créer. Le gros du travail est devant nous.

Jean-Martin Aussant

Le député de Nicolet-Yamaska a quitté le Parti québécois le 7 juin, 24 heures après la démission fracassante de ses collègues Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin, estimant que la formation ne mettait pas assez en avant la souveraineté du Québec.

Le député indépendant a eu plusieurs discussions au cours de l'été sur la possibilité de rassembler ceux qui partagent ses convictions sous une nouvelle bannière.

Dans une lettre publiée dans le Devoir lundi, Louise Beaudoin dit vouloir rester indépendante. Elle renonce donc à se joindre à un mouvement ou à un parti, quel qu'il soit.

En août, Pierre Curzi s'est dit prêt à réintégrer le PQ si Pauline Marois abandonnait son poste. Il a aussi admis qu'il aimerait être chef du PQ, mais seulement s'il était assuré que des changements profonds seraient entrepris.

L'exécutif local du PQ suit M. Aussant

Par ailleurs, 12 des 13 membres de l'exécutif du Parti québécois de Nicolet-Yamaska ont démissionné et se joindront à la formation de M. Aussant, a affirmé la présidente de l'exécutif, Marjolaine Lachapelle, au cours de la même conférence de presse.

« Nous avons demandé au PQ, comme exécutif, de porter la souveraineté. Et on n'a pas senti que c'était la première volonté de [la chef] Mme Marois. Alors on a décidé de former un parti. C'est une décision qu'on prend avec fierté et liberté », a soutenu Mme Lachapelle.

« On avait 1500 membres du PQ dans Nicolet-Yamaska. J'ai bien conscience qu'on aura une majorité des gens qui vont travailler avec nous, dans l'optique de faire la souveraineté », ajoute-t-elle. Un autre membre de l'exécutif a décidé d'abandonner la politique.

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