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Le MAPAQ a terminé l'évacuation de 527 chiens d'un chenil en Outaouais

Un des chiens retrouvés dans un chenil insalubre de l'Outaouais.

Un des chiens retrouvés dans un chenil insalubre de l'Outaouais.

Photo : Humane Society International

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des agents du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), avec l'aide de la Humane Society International, ont terminé samedi soir l'évacuation de plus de 500 chiens d'un chenil insalubre de Clarendon, en Outaouais, une saisie d'une ampleur sans précédent au Québec.

Les animaux, dont plusieurs avaient subi de mauvais traitements et présentaient des problèmes de malnutrition et de santé, ont été transférés vers un refuge d'urgence créé pour l'occasion, où ils reçoivent les soins de santé appropriés.

Selon Guy Auclair, porte-parole du MAPAQ, la saisie des 527 chiens aurait nécessité le voyage de trois camions. « Une douzaine de vétérinaires travaillent depuis vendredi midi, presque 24 heures par jour », précise-t-il.

Devant l'ampleur de la tâche, le MAPAQ a demandé l'aide des sociétés de protection des animaux, d'Anima-Québec et de la Humane Society International Canada.

Les propriétaires consternés

Les propriétaires du centre d'élevage Paws-R-US de Clarendon sont pour leur part consternés. « Ce qu'ils ont fait n'est pas justifié », dit Nicole Labombard, en retenant un sanglot.

Elle décrit ses chiens comme des membres de la famille et affirme que jamais elle n'aurait osé les maltraiter.

Certains des chiens au chenil souffraient notamment de problèmes respiratoires et de peau. Des avortements ont également été pratiqués sur des femelles.

Si les inspecteurs du MAPAQ n‘ont procédé à la saisie que vendredi, la SPCA de l'Outaouais avait le chenil Paws-R-US dans la mire depuis des années.

En effet, ce n'est pas la première fois que le centre d'élevage fait les manchettes. En 2008, la famille Labombard a poursuivi une ancienne cliente qui affirmait sur Internet que l'endroit était une usine à chiots. Les propriétaires du chenil ont eu gain de cause.

La porte-parole de la SPCA de l'ouest du Québec, Sarah Rose, confirme que son entreprise suivait également le dossier. « Nous avons reçu plusieurs plaintes au fil des ans », dit-elle.

Pour le moment, aucune accusation n'a cependant été portée contre les propriétaires du chenil.

Anima-Québec a la garde des animaux jusqu'à ce qu'un juge décide si les animaux seront remis au propriétaire ou placés en adoption.

Cette saisie survient alors que Québec s'apprête à publier une mise à jour de la Loi sur la protection sanitaire des animaux.

L'incident est le dernier d'une série de cas de maltraitance animale au Québec dans les dernières années.

La province a longtemps été considérée comme abritant la plus forte concentration « d'usines à chiots » en Amérique du Nord, avec environ 800 opérations d'élevage non réglementé à Montréal seulement.

Au printemps dernier, Radio-Canada avait diffusé un reportage sur la fourrière Le Berger blanc, où plusieurs cas de cruauté animale ont été signalés.

Au Québec, une première infraction pour mauvais traitement envers un animal est punissable d'une amende de 600 $.

Quoi faire pour aider

Le MAPAQ et la SPCA font appel à la générosité des Québécois. La population peut envoyer des couvertures et des jouets. Ceux qui désirent devenir famille d'accueil pour les chiens peuvent contacter directement la SPCA.

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