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L'écrasement du vol 111 de la Swissair pourrait être d'origine criminelle

L'enquêteur du Bureau de la sécurité des transports Don Enns montre aux journalistes des débris du vol 111, en mai 1999.
L'enquêteur du Bureau de la sécurité des transports Don Enns montre aux journalistes des débris du vol 111, en mai 1999. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Radio-Canada

L'enquête entourant l'écrasement du vol 111 de la Swissair en 1998 au large de Peggy's Cove, en Nouvelle-Écosse, a été bâclée, estime un ancien enquêteur de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Le sergent Tom Juby, qui était affecté à l'enquête en tant que spécialiste en incendie criminel, affirme aujourd'hui à l'équipe de l'émission d'enquête The Fifth Estate, diffusée au réseau anglais de Radio-Canada, qu'on l'a empêché d'approfondir la thèse voulant qu'un dispositif incendiaire ait causé l'écrasement.

Jusqu'à présent, le Bureau de la sécurité des transports du Canada a toujours indiqué que c'est un feu dans le poste de pilotage, provoqué par une anomalie électrique, qui a causé l'écrasement du vol.

Mais M. Juby avance que de fortes concentrations de magnésium - c'est un ingrédient central dans la fabrication d'un dispositif incendiaire - ont été découvertes près du poste de pilotage. Plusieurs enquêteurs et un scientifique fédéral contactés par The Fifth Estate appuient les affirmations de Tom Juby.

Fin forcée de l'enquête

L'enquêteur Juby, qui est maintenant retraité, déclare que la GRC a rejeté la théorie du dispositif incendiaire et qu'il a été contraint à mettre fin à son enquête. Il affirme aussi que le commissaire de la GRC lui a ordonné de retirer toute référence au magnésium ou aux soupçons liés à une bombe de son rapport d'enquête.

M. Juby dit que, pendant de nombreuses années, il a tenté de corriger la situation à la GRC, sans succès. « Si le Canada ne peut mener à terme une enquête relativement à 229 potentiels homicides, que se produit-il lorsqu'il n'y en a qu'un [homicide]? », se demande-t-il.

Aucun des 229 passagers du vol qui effectuait la liaison New York-Genève n'a survécu. Parmi eux, on comptait un prince saoudien, le proche d'un ancien shah d'Iran et des hauts fonctionnaires onusiens. Des diamants et des pierres précieuses d'une valeur de 500 millions de dollars n'ont, par ailleurs, jamais été retrouvés.

Malgré plusieurs demandes en ce sens, la GRC et le Bureau de la sécurité des transports ont refusé de commenter les allégations de Tom Juby.

L'enquête complète de The Fifth Estate sera diffusée le vendredi 16 septembre à 21 h sur les ondes de CBC. L'émission sera aussi disponible sur le site de l'émission (Nouvelle fenêtre).

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