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La Cour européenne rejette l'appel sur l'embargo des produits du phoque

chasse-phoque

Chasse au phoque

Radio-Canada

Une décision d'un tribunal européen a porté un autre coup dur mercredi à l'industrie de la chasse aux phoques au Canada, un secteur qui connaît déjà des difficultés.

La Cour de justice de l'Union européenne a refusé d'entendre la contestation judiciaire du plus important regroupement inuit canadien, qui voulait faire invalider l'embargo européen, décrété il y a un an, sur les produits dérivés de la chasse aux phoques commerciale.

Le tribunal qui siège au Luxembourg a jugé irrecevable, mercredi, la contestation de la société Inuit Tapiriit Kanatami et de plusieurs autres organisations de l'industrie.

Bien que la loi européenne prévoie une exemption pour les produits du phoque issus de la chasse traditionnelle que pratiquent les autochtones, les Inuits affirment que leurs marchés vont s'évaporer tout autant que ceux de l'industrie commerciale si l'interdiction n'est pas levée.

Un porte-parole d'Inuit Tapiriit Kanatami, qui représente les 53 000 Inuits du Canada, a fait savoir que la direction du groupe commentera plus tard la décision de la Cour.

La décision n'est ni plus ni moins qu'un autre clou planté dans le cercueil de l'industrie, selon Rebecca Aldworth, directrice de la section canadienne de l'organisme Humane Society International.

« C'est un jugement très important. L'embargo demeure en vigueur et les phoques du Canada et d'ailleurs pourront échapper à un sort horrible pendant de nombreuses années à venir », a-t-elle affirmé depuis Strasbourg, en France.

Mme Aldworth souhaiterait maintenant une suspension de la chasse aux phoques et le versement de compensations financières aux chasseurs.

Des groupes de défense des animaux contestent depuis longtemps cette chasse annuelle qui se déroule au large de la côte est du Canada, et soutiennent qu'elle a gravement heurté la réputation internationale du pays.

« L'industrie commerciale de la chasse aux phoques est en train de mourir. Il est temps que le gouvernement du Canada le reconnaisse », a poursuivi Mme Aldworth, originaire de l'île de Terre-Neuve et observatrice de l'industrie depuis plus de dix ans.

Ce n'est toutefois pas l'avis du directeur de l'Institut de la fourrure du Canada, Rob Cahill, qui soutient de son côté que le combat pour sauver l'industrie canadienne du phoque n'est pas terminé.

M. Cahill a indiqué que le groupe derrière la contestation de l'embargo va maintenant intenter une autre procédure judiciaire contre la loi à l'origine de l'interdiction.

En 2011, environ 38 000 phoques ont été tués dans le cadre de la chasse commerciale, soit moins de 10 % du total des captures permises.

National