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Criminalité au Manitoba : un enjeu électoral

La criminalité est en baisse à Trois-Rivières.
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les trois principaux partis politiques manitobains promettent de s'attaquer à la criminalité avec force. Chacun y va de promesses en ce sens, en vue du scrutin du 4 octobre prochain.

Les conservateurs et les néo-démocrates s'engagent à embaucher plus de policiers et de procureurs. Ils souhaitent aussi travailler avec Ottawa pour que les peines infligées aux mineurs soient plus sévères. Les deux partis comptent aussi financer des programmes de prévention.

Les libéraux eux, misent d'abord sur la prévention: ils souhaitent financer des programmes pour venir en aide aux personnes les plus défavorisées.

Les trois partis reconnaissent que la criminalité est une grande source d'inquiétudes pour de nombreux Manitobains, et pour cause : Winnipeg a le titre peu enviable de capitale des crimes violents du Canada. Depuis le premier janvier dernier, la ville a été le théâtre de 30 homicides. À titre de comparaison, à Montréal, une ville presque deux fois et demie plus peuplée, il y a eu 26 homicides pendant la même période.

Préoccupation première

Curtis Brown, chercheur associé pour la firme de sondage Probe Research, estime même que la criminalité est la principale inquiétude des Manitobains : « Tous les trois mois, nous demandons aux Manitobains qu'elle est leur principale inquiétude, et le crime occupe toujours la première position. »

Le président d'une chaîne de pizzéria de Winnipeg en sait quelque chose. Jerry Cianflone a choisi de se battre contre le crime dans sa ville après qu'un de ses employés a été tué à la suite d'un braquage il y a quatre mois. Il souhaite notamment qu'un des deux auteurs de ce crime puisse être jugé devant un tribunal pour adulte, même s'il est mineur, contrairement à son complice. Jerry Cianflone pense que les mineurs doivent écoper de peines plus sévères pour des crimes aussi violents.

La clef contre la criminalité : la prévention

Un ancien membre des Manitoba Warriors, un des gangs les plus importants de l'Ouest canadien, n'est toutefois pas du même avis.

Ervin Chartrand ne croit pas que des lois plus sévères viendront régler le problème de la criminalité à Winnipeg. Il ne croit pas non plus qu'un nombre plus élevé de policiers dans les rues fera diminuer le nombre de jeunes qui choisissent de joindre des gangs de rue.

Ervin Chartrand, qui a choisi de quitter les Manitoba Warriors il y a plus de 10 ans, estime qu'il faut investir davantage dans la prévention pour inciter les jeunes à se tenir loin des gangs.

C'est aussi ce qu'estime Donna Miller, professeur de sciences politiques à l'Université du Manitoba. Elle trouve rassurant que les trois partis politiques de la province aient inscrit à leur plateforme des mesures pour sanctionner la criminalité, mais également pour s'attaquer aux causes sociales. « Je pense que ce qui est important, c'est que les trois partis politiques développent des politiques non seulement pour traiter les questions relatives à la justice, par exemple plus de policiers, mais qu'ils cherchent aussi des façons de s'attaquer aux causes premières du crime. » dit-elle.

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