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Demande palestinienne d'adhésion à l'ONU : Israël hausse le ton

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, affirme que les Palestiniens doivent s'attendre à des « conséquences dures et graves » s'ils vont de l'avant avec leur demande d'adhésion à l'ONU, une perspective qui apparaît inévitable.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigor Lieberman (archives)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigor Lieberman (archives)

Photo : AFP / URIEL SINAI

« Ce que je peux dire avec la plus totale certitude, c'est qu'à partir du moment où ils font passer une décision unilatérale, il y aura des conséquences dures et graves », a affirmé M. Lieberman lors d'un discours prononcé dans le sud d'Israël.

« Le moment n'est pas venu de donner des détails sur ce qui se passera », a précisé le ministre ultranationaliste, tout en assurant que ces propos ne constituaient pas une « menace ».

« J'espère que nous n'arriverons pas à ces conséquences dures et graves et que le bon sens l'emportera dans toutes les décisions qui seront prises afin de parvenir à un modus vivendi permettant de coexister et de faire avancer les négociations », a-t-il ajouté.

M. Lieberman rencontrait mercredi la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, qui s'est aussi entretenue dans la matinée avec le premier ministre Benyamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Ehoud Barak.

Lors d'un précédent entretien avec Mme Ashton le 17 juin, M. Lieberman avait menacé d'annuler tous les accords conclus depuis 18 ans avec les Palestiniens s'ils demandaient l'adhésion d'un État de Palestine à l'ONU.

Cette demande sera formellement présentée la semaine prochaine par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

M. Nétanyahou n'a pas encore décidé s'il se rendrait au siège de l'ONU pour défendre la position israélienne.

Une demande fondée sur les frontières de 1967

Tout comme Israël, les États-Unis s'opposent à la démarche palestinienne en soutenant que la reconnaissance de la Palestine passe par une solution négociée avec Tel-Aviv.

Washington tente toujours de dissuader les Palestiniens d'aller de l'avant. Deux représentants américains, David Hale et Dennis Ross, sont dans la région mercredi afin d'y aller d'une énième tentative ne ce sens.

Mahmoud Abbas a déclaré au quotidien jordanien gouvernemental Al-Raï dimanche que les États-Unis ont menacé de « suspendre une aide annuelle de 470 millions de dollars » si la demande d'adhésion à l'ONU va de l'avant.

Un haut responsable du Fatah - le parti dont est issu M. Abbas -, Mohammed Shtayyeh, a précisé à Al-Jazira mercredi que la demande de reconnaissance de l'État palestinien, sur la base des frontières de 1967, sera d'abord présentée au Conseil de sécurité.

Géographie d'un conflit

Une démarche futile, selon le Hamas

La démarche de l'Autorité palestinienne est accueillie avec indifférence par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. « C'est une étape sans réelle importance qui n'apportera aucun résultat significatif au peuple palestinien », a déclaré mercredi le porte-parole du mouvement islamiste, Sami Abou Zouhri.

Mais cette démarche est vouée à l'échec, le président américain Barack Obama ayant lui-même confirmé cette semaine que les États-Unis y opposeront leur veto.

Le cas échéant, les Palestiniens pourront s'adresser à l'Assemblée générale de l'ONU, où un appui de la moitié des États membres présents, plus un, leur permettra d'être reconnus comme État non-membre observateur, à l'instar du Vatican. La Palestine a actuellement le statut d'entité pouvant agir en observateur.

Les Palestiniens espèrent obtenir environ 160 appuis à l'Assemblée générale. Le Canada a déjà annoncé qu'il votera contre la demande d'adhésion.

Un statut d'État observateur pourrait leur permettre d'avoir accès aux différents organes de l'ONU, comme la Cour pénale internationale, devant laquelle ils pourraient traîner Israël.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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