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Libye : les ex-rebelles ont commis des crimes, selon Amnistie

Des rebelles encerclent des combattants pro-Kadhafi en Libye

Des rebelles encerclent des combattants pro-Kadhafi en Libye

Photo : AFP / Colin Summers

Radio-Canada

Des rebelles libyens ayant contribué à renverser l'ancien homme fort de la Libye, Mouammar Kadhafi, ont commis des meurtres arbitraires et pratiqué la torture, affirme Amnistie internationale dans un rapport devant être publié mardi.

Le document de plus de 100 pages, rédigé après trois mois d'enquête en Libye, n'associe pas les crimes perpétrés par les pro-Kadhafi à ceux des anciens rebelles, qui contrôlent désormais Tripoli. Les forces de Kadhafi ont effectué des crimes plus graves, la liste en est plus longue et ils pourraient s'élever au registre des crimes contre l'humanité, souligne-t-on dans le rapport.

Amnistie internationale soutient toutefois que les crimes des ex-insurgés n'étaient pas non plus anodins.

Bien que ces crimes aient été commis à une plus petite échelle, les anciens rebelles auraient commis des actes qui relèvent de la violation des droits de la personne, voire de crimes de guerre.

Les opposants au régime ont ainsi tué « de façon illégitime » plus d'une dizaine de pro-Kadhafi et des responsables de la sécurité entre les mois d'avril et juillet, selon Amnistie internationale. Peu après la prise de contrôle de l'Est libyen par les insurgés, des groupes de partisans des rebelles « ont tué par balle, pendu ou lynché » des dizaines de soldats capturés et des individus soupçonnés d'être des mercenaires à la solde du colonel Kadhafi.

Le rapport fait également mention de montée de racisme et de xénophobie dans les deux camps, augmentant du même coup les attaques, les vols et les agressions visant les Africains sud-sahariens par des civils libyens

Pas de mercenaires africains

Le directeur du bureau des institutions européennes à Amnistie internationale, Nicolas Beger, a précisé lundi que la rumeur voulant que Kadhafi ait engagé des Africains noirs comme mercenaires était fausse.

Il a ajouté que le Conseil national de transition (CNT) avait fait peu d'efforts pour démentir cette allégation et que ces Africains faisaient l'objet de nombreuses représailles.

« Qu'ils aient été ou non liés aux forces de Kadhafi, ils sont véritablement exposés au risque d'être kidnappés et torturés, ou tués », a mentionné M. Beger.

Ces agressions ont toujours lieu, malgré le nouveau gouvernement en place, a-t-il poursuivi.

« Nous avons discuté avec des gardiens qui reconnaissent avoir recours à la force pour obtenir des aveux ou forcer leurs opposants à déposer les armes. Il faut qu'un contrôle soit exercé à ce chapitre et ce doit être une priorité pour les nouvelles autorités », a plaidé M. Beger.


Associated Press

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