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Les chefs de parti s'accusent mutuellement de malhonnêteté

Le chef du PC, Hugh McFadyen, celui du NPD, Greg Selinger, et le chef des libéraux, Jon Gerrard ont croisé le fer lors d'un débat lundi à Brandon.

Le chef du PC, Hugh McFadyen, celui du NPD, Greg Selinger, et le chef des libéraux, Jon Gerrard ont croisé le fer lors d'un débat lundi à Brandon.

Photo : Wab Kinew/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des mots tels que « mauvaise foi », « non-sens » et « pas fiable » ont été lancés lundi matin lors d'un débat entre les chefs des principaux partis politiques manitobains à Brandon.

Le chef du NPD, Greg Selinger, d'ordinaire plutôt réservé, n'a pas hésité à couper la parole au chef des conservateurs, Hugh McFadyen, et à qualifier certaines de ses promesses de folles.

M. Selinger, qui en est à sa première campagne électorale en tant que chef de parti, est resté sur la défensive pendant toute la durée de ce débat de deux heures, organisé par la Chambre de commerce du Manitoba.

Les discussions ont tourné autour des inondations, de la création d'emplois et de la ligne de transmission électrique Bipole 3.

Compensations financières

Plusieurs résidents de Brandon, qui ont été fortement touchés par les inondations printanières, se sont plaints que les compensations versées par la province n'étaient pas suffisantes.

Le chef néo-démocrate a promis qu'à l'avenir Brandon serait mieux protégée contre la montée des eaux, alors que le chef des conservateurs a assuré que la deuxième ville de la province serait aussi bien protégée que Winnipeg, si son parti remportait l'élection le 4 octobre prochain.

Greg Selinger a été critiqué pour avoir opté pour un tracé de la ligne Bipole 3 passant à l'ouest du lac Manitoba. Cette décision a été prise pour préserver la forêt boréale dans l'est de la province, mais elle engendre des centaines de kilomètres supplémentaires à la ligne de transmission, ainsi que des centaines de millions de dollars de coûts supplémentaires.

Le chef du NPD a accusé lundi les conservateurs de menacer le projet dans son entièreté en laissant Hydro-Manitoba reprendre son trajet original. Ce dernier provoquerait l'ire des groupes environnementalistes et des Autochtones.

« Seul le chef de l'opposition ferait dérailler cela avec son plan fou de remettre Bipole du côté est de la province », a affirmé Greg Selinger.

Accusations de tromperie

Hugh Mc Fadyen a quant à lui accusé le NPD de tromper les électeurs avec des publicités imputant aux conservateurs un plan secret de privatiser Hydro-Manitoba et d'autres sociétés d'État. Le chef conservateur a nié cela systématiquement et à maintes reprises.

Quant au chef du Parti libéral, Jon Gerrard, le seul membre libéral de l'Assemblée législative lorsque les élections ont été déclenchées, il s'est souvent retrouvé sur la touche lors de cette joute verbale.

Il a concentré ses efforts sur l'économie et l'environnement, accusant le gouvernement de ne pas en faire assez pour empêcher les jeunes gens de déserter les milieux ruraux.

« Le Manitoba est l'une des provinces où le coût de la vie est le plus bas. Nous devons poursuivre cette politique », a assuré le chef néo-démocrate.

Auquel Hugh McFadyen a répliqué : « Nous n'allons pas ralentir les gens qui ont du succès en les taxant comme le fait le NPD. Les gens les moins fortunés bénéficieront d'une économie plus forte ».

Jon Gerrard veut quant à lui s'assurer que les gens qui travaillent au salaire minimum paient le moins d'impôts possible.

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