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Barry, un domestique qui se distingue

Michael Barry

Michael Barry

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

QUÉBEC - Mine de rien, Michael Barry a été sacré meilleur Canadien du Grand Prix cycliste de Québec, vendredi.

Pourtant, l'Ontarien a brûlé des cartouches devant le peloton pendant toute la course pour protéger les trois favoris de sa formation Sky.

La stratégie a bien fonctionné, puisque l'un d'entre eux, le Colombien Rigoberto Uran, a terminé 3e, à 9 s du champion, Philippe Gilbert. Barry, lui, a rallié les 201,6 km en 14e place, à 1 min 21 s.

« Ce n'était pas mon but d'être le meilleur Canadien. Je voulais seulement travailler fort pour mon équipe, a expliqué le vétéran de 35 ans. Je me sentais bien depuis le début. Mon travail était de donner le rythme pour que l'échappée ne creuse pas un écart trop grand et que la course devienne plus sélective. À la fin, j'ai juste suivi les attaques et je me suis retrouvé dans un petit groupe derrière. »

Barry attribue aussi une partie de son résultat à l'ambiance qui régnait dans le Vieux-Québec.

« C'est vraiment particulier de rouler devant une foule canadienne. C'était une journée magnifique, dans une belle ville, avec de nombreux spectateurs, ça m'a donné un petit regain de vie dans les deux derniers tours quand mes jambes commençaient à cramper. »

De son côté, Dominique Rollin, 22e, s'en voulait d'avoir raté la roue de Gilbert, surtout que la forme était au rendez-vous.

« Malheureusement, on était juste un peu derrière et on s'est fait prendre dans une cassure. De là, on a dû faire une course de rattrapage. C'est frustrant parce qu'on avait les gars, les jambes pour être là dans le final et on s'est fait avoir sur ce coup-là. C'est un peu dommage, on voulait avoir un gars dans les 10 premiers, je pense qu'il va falloir se reprendre à Montréal », a dit le Bouchervillois, quand même le meilleur coureur du jour de la FDJ.

Veilleux surpasse Rolland

David Veilleux

David Veilleux

Photo : Team Europcar

David Veilleux s'est également distingué pour Europcar. Tout le monde attendait Pierre Rolland, le maillot blanc du Tour de France, mais c'est le coureur de Cap-Rouge qui a pris le flambeau pour finir 20e, dans le même temps que Rollin, à 5 s de son compatriote Barry. Rolland, lui, fait partie des 97 coureurs qui ont abandonné.

« C'est vraiment une belle course, je suis content. C'est fantastique, je tiens à remercier tout le monde qui était là. C'est sûr que je ne regarde pas, mais j'ai entendu toute la journée : "Let's go David." C'est ça qui m'a permis de faire les trois derniers kilomètres. Les gens voulaient que je fasse bien, j'ai tout donné. »

Le travail des redoutables formations Sky, Rabobank et Garmin a aidé la cause du Québécois, car son équipe Europcar n'avait pas la responsabilité de prendre les rênes de la course.

À Montréal dimanche, le rôle de Veilleux et de Rollin changera. Comme la bosse du mont Royal ne leur convient pas trop, ils travailleront pour leurs coéquipiers. Barry conservera son rôle de domestique de luxe, un rôle qui peut parfois réserver une belle surprise... surtout devant les siens.

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