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Le G7 assure qu'il mène une action forte et coordonnée

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, discute avec les ministres des Finances Jim Flaherty (Canada) et George Osborne (Royaume-Uni).

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, discute avec les ministres des Finances Jim Flaherty (Canada) et George Osborne (Royaume-Uni).

Photo : AFP / Gérard Julien

Radio-Canada

Réunis à Marseille dans le sud de la France, les ministres des Finances et présidents des banques centrales du G7 ont entamé vendredi une réunion de deux jours à la recherche d'une réponse convaincante à la crise de la dette européenne et au ralentissement économique mondial.

À l'issue de cette première journée de discussions, ils ont publié un communiqué commun marqué par une absence d'actions concrètes. « Nous sommes en train de prendre des mesures fortes pour préserver la stabilité financière, retrouver la confiance et soutenir la croissance », peut-on y lire.

Dans le contexte où la reprise est fragile, les ministres ont indiqué dans leur communiqué que la mise en oeuvre des plans d'austérité tout en soutenant l'activité économique s'avère une « difficile tâche ».

Les États-Unis, le Canada, le Japon, le Royaume-Uni, la France, l'Italie et l'Allemagne font face à des défis similaires, mais ont tous des opinions différentes sur la façon de les relever. Pendant que les États-Unis privilégient la relance à court terme avec le plan sur l'emploi de Barack Obama, le Canada met l'accent sur la nécessité d'équilibrer les finances, notamment celles des pays européens. La France estime que chaque pays doit agir en fonction de sa propre marge de manoeuvre.

À l'ouverture de la rencontre, le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a plaidé pour la bonification du fonds de stabilité, européen actuellement doté d'un budget de 440 milliards d'euros. Il a également rappelé l'urgence d'agir. « J'aimerais que nous puissions nous entendre sur la nécessité de procéder à des modifications fiscales douloureuses. C'est difficile, ça crée des tensions dans plusieurs pays, mais c'est nécessaire », a-t-il expliqué.

Selon le ministre français de l'Économie, François Baroin, les visions sont si opposées qu'il est possible qu'aucune déclaration commune ne soit prononcée à l'issue de la rencontre, samedi. « On sait déjà que cette rencontre ne débouchera pas sur un communiqué final, ce qui devrait décevoir ceux qui attendaient des annonces rapides. Toutefois, compte tenu des divisions entre les pays du G7, ce caractère informel devrait permettre de mener un débat plus libre », a-t-il estimé.

Depuis Marseille, Jim Flaherty a commenté les chiffres de l'emploi publiés vendredi par Statistique Canada, le ministre des Finances estimant que ceux-ci ne sont pas si pires.

Avec les informations de Agence France-Presse, Bloomberg, Le Monde, et Reuters

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