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L'économie canadienne a perdu 5500 emplois

Un homme consulte des offres d'emploi

Un homme consulte des offres d'emploi. (archives)

Photo : AFP / Justin Sullivan/Getty Images

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le taux de chômage a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 7,3 % en août. Le Canada enregistre pour la première fois depuis mars une perte nette d'emplois. Mais pour le ministre des Finances Jim Flaherty, ces chiffres ne sont pas si catastrophiques.

Depuis Marseille, où il participe à une réunion avec ses homologues G7, Jim Flaherty a préféré voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide. Ce qu'il retient de ces statistiques, c'est la hausse des créations d'emplois à temps plein, « et ça, c'est encourageant », affirme le ministre des Finances, soulignant que ces emplois à temps plein sont le moteur de la croissance de l'emploi au Canada.

L'emploi s'est replié dans la construction, dans le transport et l'entreposage ainsi que dans les ressources naturelles. Ces baisses ont été contrebalancées par une hausse de l'emploi dans les soins de santé et l'assistance sociale.

L'emploi secteur par secteur

  • Construction : recul de 24 000 emplois
  • Transport et entreposage : recul de 14 000 emplois
  • Ressources naturelles : recul de 12 000 emplois
  • Soins de santé et assistance sociale : augmentation de 50 000 emplois.

Déception des économistes

Les analystes s'attendaient pourtant à la création de plus de 21 500 postes.Pour l'économiste de la Banque TD, Derek Burleton, ces chiffres sont « définitivement décevants ». Il s'inquiète notamment de la faiblesse de l'emploi dans le secteur des biens. « Ce n'est pas un bon présage », souligne-t-il, craignant une hausse du chômage qui pourrait atteindre « 7,5% ou plus d'ici la fin de l'année ».

Les anticipations des analystes étaient basées sur la conviction que les emplois dans le secteur de l'éducation connaîtraient un pic à l'approche de la rentrée scolaire de septembre. Cette hausse ne s'est pas produite et devrait être mesurée dans les données du mois prochain.

Les chiffres de l'emploi en septembre pourraient alors représenter le premier véritable indicateur de l'impact de la déroute financière des marchés et la baisse subséquente de la confiance des consommateurs et des investisseurs sur les employeurs.

Des situations contrastées selon les provinces

Au Québec, le taux de chômage a augmenté de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 7,6 %. Cette hausse est attribuable à une hausse du nombre de personnes à la recherche de travail.

L'Institut de la statistique du Québec rapporte ainsi la perte de 4500 emplois dans la province, l'impact en ayant été le plus ressenti chez les hommes, alors que les femmes ont bénéficié d'un gain.

L'emploi a peu varié en Ontario, où le taux de chômage reste inchangé à 7,5 %. Au Nouveau-Brunswick, le taux a baissé de 0,9 point pour se situer à 9,2 %. L'emploi a également progressé en Nouvelle-Écosse au mois août, tandis qu'il a reculé à Terre-Neuve-et-Labrador et en Saskatchewan.

Taux de chômage dans les provinces

Terre-Neuve-et-Labrador 13,7 % (11,9 %)
Île-du-Prince-Édouard 11,4 % (11,6 %)
Nouvelle-Écosse 8,9 % (9,5 %)
Nouveau-Brunswick 9,2 % (10,1 %)
Québec 7,6 % (7,2 %)
Ontario 7,5 % (7,5 %)
Manitoba 5,4 % (5,7 %)
Saskatchewan 4,5 % (4,9 %)
Alberta 5,6 % (5,5 %)
Colombie-Britannique 7,5 % (7,3 %).
Août (juillet)

Les jeunes ont moins d'heures de travail

Statistique Canada note que le taux de chômage moyen des étudiants âgés de 15 à 24 ans s'est fixé cet été à 17,2 % comparativement au taux de 16,9 % enregistré à l'été 2010. Au cours des étés de 2006 à 2008, les taux étaient inférieurs à 14 %.

Les jeunes de 15 à 24 ans ont travaillé en moyenne durant l'été 2011 sur une base hebdomadaire 24 heures. Ce niveau est parmi les plus bas depuis 1977, année où Statistique Canada a commencé la collecte de ces données.

Au Québec, l'emploi a en revanche augmenté chez les étudiants à temps plein âgés de 15 à 24 ans. Au cours de l'été 2011, 328 200 d'entre eux ont occupé un emploi, soit une hausse de 4,2 % par rapport à l'été 2010, avec une augmentation plus marquée dans les emplois à temps partiel qu'à temps plein.

Données de juillet

Le taux de chômage s'établissait à 7,2 % en juillet diminuant de 0,2 point de pourcentage. Au cours de cette période, il y avait eu une baisse du nombre de personnes sur le marché du travail.

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