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Le français absent de la campagne électorale manitobaine

Le chef du NPD au Manitoba, Greg Selinger, promet d'inclure plus de français dans sa campagne électorale.

Le chef du NPD au Manitoba, Greg Selinger, promet d'inclure plus de français dans sa campagne électorale.

Photo : La Presse canadienne / JASON HALSTEAD

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si les partis politiques vantent régulièrement l'importance du bilinguisme au Manitoba, le français est très peu présent dans la campagne électorale qui s'est amorcée mardi.

Des informations en français sur les plateformes électorales des partis politiques sont introuvables. Pour le moment, aucun des partis n'a mis en ligne un site web en français, et rares sont les pancartes électorales bilingues.

C'est une réalité qui diffère grandement du discours des politiciens.

« On doit avoir l'information dans les deux langues. C'est nécessaire de communiquer en français et en anglais dans les deux langues ici au Manitoba », a affirmé Greg Selinger, chef du Nouveau Parti démocratique manitobain.

Le candidat du Parti conservateur de Rivière-Seine, Gord Steeves, souligne quant à lui que les francophones représentent « une importante partie de la population du Manitoba » et que le français « demeure une des deux langues officielles ».

Malgré ces affirmations, les plateformes des politiciens et des partis ont été publiées uniquement en anglais. À ce jour, seules les pancartes électorales des néo-démocrates affichent une parcelle de français.

Cela lance un message contradictoire, selon la Société franco-manitobaine.

« On pensait que la dualité linguistique était quelque chose ancrée dans les moeurs, qu'elle ne s'arrêtait pas aux frontières des provinces », affirme son président, Ibrahima Diallo, qui souligne que le bilinguisme devrait être une fierté au pays et non une obligation.

« Comme vous savez, pendant une élection, tout le monde est vraiment, vraiment occupé, alors on essaie de donner l'information dans les deux langues le plus vite possible », affirme Gord Steeves.

Le Parti conservateur essaiera donc de mettre un onglet en français sur son site Internet d'ici la fin des élections, indique le candidat conservateur.

Les néo-démocrates promettent de faire de même avec leur plateforme électorale. « On a hâte de le faire le plus vite qu'on peut et le plus souvent possible », dit Greg Selinger.

En fin d'après-midi, le service des communications du NPD rendait disponible la biographie de Greg Selinger en français sur son site Internet. La page demeurait toutefois difficile à trouver.

De leur côté, les libéraux savent qu'ils ne pourront pas inclure des pages en français sur leur site web d'ici le 4 octobre. Des informations en français seront cependant fournies sur demande, indiquent-ils.

Avec le reportage de Claudine Richard

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