•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arturo Gatti victime d'un meurtre, affirme une enquête privée

Arturo Gatti

Photo : Archives

Radio-Canada

Arturo Gatti aurait bel et bien été victime d'un meurtre en juillet 2009 au Brésil, selon les conclusions du rapport d'enquêteurs privés américains embauchés par le clan Gatti pour faire la lumière sur la mort du boxeur montréalais.

Dans une conférence de presse mercredi midi au New Jersey, les enquêteurs qui ont travaillé sur cette affaire pendant 10 mois ont déclaré avoir relevé plusieurs anomalies et imprécisions lors de la première autopsie pratiquée sur la dépouille d'Arturo Gatti.

Selon, Brent Turvey, un expert médico-légal engagé par l'ex-gérant de Gatti, Pat Lynch, la présence d'une importante blessure derrière la tête d'Arturo Gatti révèle que le boxeur aurait été frappé violemment avant d'être étranglé, ce qui écarte selon lui la thèse du suicide retenue par les enquêteurs brésiliens.

Depuis plusieurs jours, l'ancien gérant de Gatti, Pat Lynch, répétait dans les médias qu'Arturo Gatti ne s'était pas suicidé, qu'il s'agissait en fait d'un meurtre.

Arturo Gatti a été retrouvé sans vie, à l'âge de 37 ans, en juillet 2009, dans un appartement qu'il louait avec sa famille dans la station balnéaire de Porto de Galinhas, au Brésil.

Après la découverte du corps, sa conjointe, Amanda Rodrigues, avec qui il entretenait une relation tumultueuse, avait été accusée de l'avoir étranglé avec la courroie d'un sac à main alors qu'il était ivre. Elle avait été relâchée à l'issue de l'enquête des policiers brésiliens, qui avaient conclu à un suicide.

Dans les semaines qui avaient suivi sa mort, les proches d'Arturo Gatti avaient émis d'importants doutes sur la thèse du suicide après avoir constaté des lacunes dans le déroulement de l'enquête.

Ceci avait poussé l'ex-gérant de Gatti et les membres de sa famille à faire appel à des détectives privés américains pour enquêter sur cette affaire.

Questionnés sur le rôle d'Amanda Rodrigues dans cette affaire, les enquêteurs ont expliqué qu'ils ne seraient pas surpris si des accusations étaient portées contre Mme Rodrigues, après la remise de leur rapport d'enquête aux autorités brésiliennes.

La publication des résultats de cette enquête survient au deuxième jour du procès civil qui se déroule au palais de justice de Montréal , opposant l'ex-femme d'Arturo Gatti et la famille du boxeur. La famille conteste le dernier testament de Gatti, modifié peu de temps avant la mort de ce dernier.

Clause d'infidélité

Selon des informations évoquées au procès, Arturo Gatti aurait signé au moment de la mise à jour de son dernier testament un document selon lequel il s'engageait à verser un million de dollars à sa femme s'il lui était infidèle.

Par ailleurs, le testament défendu par l'ex-épouse de Gatti, lègue toute la fortune du boxeur, estimée à plusieurs millions de dollars, à Mme Rodrigues tandis que l'autre testament, qui remonte à 2007, laisse les biens du défunt à sa famille, dont les deux enfants du boxeur.

Le juge doit déterminer lequel des deux testaments prévoyant des bénéficiaires différents est valide.

Une relation en dents de scie

Mercredi, au palais de justice de Montréal, Christian Santos, le meilleur ami d'Arturo Gatti, a raconté au tribunal que dans les mois précédant la mort d'Arturo Gatti, lui et Amanda Rodrigues s'étaient séparés. M. Santos a aussi évoqué les fréquentes disputes entre le boxeur et son épouse ainsi que leurs nombreuses réconciliations.

Selon Christian Santos, Amanda Rodrigues n'était intéressée que par la fortune d'Arturo Gatti. L'ex-amie de coeur de Christian Santos, Gisela Mineiro, aussi appelée à la barre, a pour sa part décrit Mme Rodrigues comme une personne capricieuse et très querelleuse.

De l'autre côté du tribunal, le clan d'Amanda Rodrigues soutient pour sa part qu'Arturo Gatti avait un problème d'alcool qui minait ses relations avec sa conjointe.

Justice et faits divers