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11 septembre : Pas de hausse des cancers

Des pompiers se dirigent vers le site du ground zero suite à l’effondrement des tours jumelles le 11 septembre 2001.

Photo : AFP / ©AFP/Doug Kanter

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux importantes études médicales n'ont pas permis de déceler de considérables hausses des décès ou des cas de cancer chez les gens exposés à la poussière du World Trade Center (WTC).

Dans l'une de ces études, les chercheurs ont étudié les taux de cancer chez près de 9000 pompiers qui ont passé du temps sur le site des tours jumelles après les attaques du 11 septembre. Ils ont découvert quatre cas de plus de la maladie que ce qui est attendu en moyenne chez un groupe d'hommes américains du même âge et du même groupe ethnique. Cette hausse est si petite, estiment des experts indépendants, qu'elle aurait pu être uniquement causée par le hasard.

Des médecins du service de prévention des incendies ont également comparé les pompiers exposés à un groupe de 926 collègues qui ne sont jamais allés sur les lieux de l'effondrement, et qui n'ont jamais été en contact avec la poussière. Ils ont découvert que le taux de cancer était supérieur de près de 19 % chez les pompiers exposés. Mais encore une fois, des experts indépendants ont expliqué que la différence n'était pas statistiquement significative.

Des défenseurs des droits des pompiers affirment que la tendance est malgré tout inquiétante, et les médecins ont avoué qu'ils ne pouvaient pas écarter la possibilité que davantage de cas de cancers se développent chez les pompiers au fil du temps.

Dans l'autre étude, des chercheurs de l'Agence new-yorkaise de santé publique ont étudié les taux de mortalité chez 42 000 personnes potentiellement exposées à la poussière du WTC. Ils n'ont pas découvert de pic de décès.

En fait, les 790 décès décelés chez le groupe à l'étude étaient inférieurs d'environ 43 % au taux de mortalité chez les New-Yorkais en général. Ils étaient également moins à risque de décéder d'une insuffisance respiratoire.

Ces résultats ont cependant été rejetés par des scientifiques comme étant trop prématurés pour fournir des conclusions complètes. Puisque les attaques sont survenues dans un quartier des affaires et ont vraisemblablement touché des gens assez en forme pour aller travailler, le groupe d'étude était sans doute en meilleure santé que la population en général, a déclaré le commissaire aux services de santé de New York, le Dr Thomas Farley.

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