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Frais de scolarité : la FEUQ reprend la bataille

Manifestation d'étudiants au centre-ville de Montréal

Manifestation d'étudiants au centre-ville de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) tente de nouveau de persuader le gouvernement Charest de ne pas augmenter les frais de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans à compter de septembre 2012.

S'appuyant sur une nouvelle étude intitulée L'endettement étudiant - États des lieux, déterminants et impacts, la FEUQ soutient que cette hausse de 1625 $ pour un étudiant à temps plein « ne fera qu'aggraver une situation déjà très préoccupante ».

« Qu'on arrête de nous dire que les étudiants roulent sur l'or! Près des deux tiers des étudiants s'endettent de manière importante pour pouvoir aller à l'université », affirme Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

Selon l'étude de la FEUQ, 65 % des étudiants à temps plein ont au moins une dette, d'un montant moyen de 13 967 $. Un étudiant sur quatre accumule plus de 20 000 $ de dettes.

En raison de cet endettement, des étudiants en provenance d'un milieu à faible revenu, des étudiants de première génération et des étudiants parents risquent d'interrompre leurs études, souligne la FEUQ.

« Ce n'est pas la définition de la FEUQ d'une société juste qui donne à tous une égalité des chances », déplore Mme Desjardins.

L'étude révèle en outre que 52 % des étudiants qui ont un prêt de l'Aide financière aux études (AFE) doivent se tourner vers d'autres sources d'endettement pour assumer les dépenses liées à leurs études. Certains ont recours à une marge de crédit ou à une carte de crédit.

« Le gouvernement Charest a reçu 70 millions de plus lors du transfert fédéral l'an dernier pour les prêts et bourses et il les a détournés des étudiants les plus pauvres. C'est à croire que son objectif est d'augmenter la dette des étudiants du Québec et par le fait même de leurs familles! », s'indigne Martine Desjardins.

Coûts et avantages des études supérieures

L'étude de la FEUQ ne se penche pas sur la supériorité du revenu des diplômés universitaires par rapport à celui des diplômés de niveaux inférieurs.

Dans un article publié en début d'année dans L'Actualité, l'économiste Pierre Fortin, dont les conseils ont déjà été sollicités par le gouvernement du Québec, écrivait qu'en 2008, un diplômé universitaire québécois gagnait en moyenne 52 700 $, contre 38 900 $pour un diplômé de l'école secondaire.

Le professeur émérite du Département des sciences économiques de l'UQAM avançait que « même s'il a entrepris sa carrière cinq ans plus tard, le diplômé universitaire gagnera, dans l'ensemble de sa vie active, un million de dollars (750 000 $ après impôt) de plus que le diplômé du secondaire. »

M. Fortin estimait conséquemment que le taux de rendement de l'investissement pour un étudiant universitaire actuel était « exceptionnel », et qu'une augmentation, même de l'ordre de 2000 $ par année, ne diminuerait ce taux que légèrement.

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