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Futur amphithéâtre : l'entente avec Quebecor entérinée

Maquette du projet d'amphithéâtre à Québec

Maquette du projet d'amphithéâtre à Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après un long blitz de négociations, c'est maintenant chose faite. L'entente entre la Ville de Québec et Quebecor Media portant sur la gestion du futur amphithéâtre est officiellement signée.

L'entente a été conclue dans la nuit de jeudi à vendredi, mais a officiellement été entérinée par les membres du comité exécutif de la ville vendredi après-midi. Les deux parties règlent ainsi ce dossier quelques jours avant l'échéance fixée au 7 septembre.

Le maire Labeaume a convié les partenaires du futur amphithéâtre à une rencontre technique qui se tiendra lundi. Deux villes défusionnées ont également été invitées, puisqu'elles partageront la facture de l'équipement d'agglomération.

Le document de quelque 200 pages a donc été envoyé aux maires de Saint-Augustin-de-Desmaures et de L'Ancienne-Lorette, ne leur laissant que la fin de semaine pour prendre acte des détails de l'entente.

Le maire de L'Ancienne-Lorette Émile Loranger avait demandé en juillet dernier d'avoir accès à tous les documents liés à l'entente, faute de quoi, il menaçait de déposer une injonction pour stopper temporairement l'évolution du dossier. Après cet ultimatum de 30 jours venu à échéance le 9 août, il a été suivi jeudi dernier par le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Marcel Corriveau.

En entrevue sur les ondes de TVA vendredi soir, le maire de L'Ancienne-Lorette a traité l'administration Labeaume de « clown » et « d'enfant de chienne », en disant que cela ne lui donnait pas suffisamment de temps pour étudier le dossier et qu'il ne comptait pas se présenter à la rencontre de lundi.

Le porte-parole du maire Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin, déplore cette attitude. « Ce n'est ni un langage ni un comportement qui sont dignes d'un maire, a-t-il rétorqué. Ça donne davantage un esprit de confrontation qu'un esprit de collaboration. Je pense que 200 pages en 72 heures, même pour un élève du secondaire, ce n'est pas un exploit. Ils ont tout le temps qu'il faut pour lire le document et on les attend lundi pour répondre à leurs questions. »

Un comité plénier du conseil municipal est prévu pour mardi matin. Le vote sur l'entente doit se tenir lors d'une séance spéciale en après-midi, avant que le conseil d'agglomération ne se prononce à son tour vers 17 h 30.

Ce n'est pas fini

La signature et la divulgation des détails de l'entente ne mettent toutefois pas un terme au dossier de l'amphithéâtre. Le vote sur le projet de loi 204 qui vise à protéger juridiquement le contrat liant la Ville et Quebecor doit se tenir à l'Assemblée nationale au cours des prochaines semaines.

Par ailleurs, la bataille juridique menée par l'ex-directeur général de la Ville de Québec, Denis de Belleval, se poursuit. Même si la Cour supérieure a rejeté cette semaine son injonction pour empêcher que l'entente finale soit signée le 7 septembre, sa requête en nullité doit être entendue cet automne.

M. de Belleval et l'homme d'affaires Alain Miville de Chêne ont déposé cette requête devant la Cour supérieure pour contester la légalité de l'entente, disant que celle-ci contrevenait à la Loi sur les cités et villes.

L'entente en bref

Dévoilée en mars dernier, l'entente de principe comporte deux scénarios. Si la Ville obtient une franchise de la LNH, Quebecor Media s'engage à verser 63 millions de dollars pour que le futur amphithéâtre porte son nom sur une période de 25 ans, en plus de payer un loyer annuel de 5 millions de dollars et de verser à la Ville 10 % des bénéfices annuels nets sur les spectacles.

Sans équipe, le droit de nommer l'amphithéâtre passerait à 33 millions de dollars, avec un loyer annuel de 3,15 millions et le versement de 15 % des bénéfices annuels nets à la Ville.

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