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Le mal des abeilles mieux compris?

Une abeille

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Une infection au parasite Nosema ceranae entraîne une plus forte mortalité chez les abeilles exposées à de très faibles doses d'insecticides, montre une étude française.

Ces résultats soutiennent, selon les chercheurs, la théorie selon laquelle l'association de ce parasite et de pesticides dans les ruches contribue au dépeuplement des colonies. Ce problème est connu sous le nom de syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles.

En effet, depuis quelques années, les abeilles disparaissent, en proie à une maladie mystérieuse qui frappe un peu partout sur le globe.

Si les causes de la maladie sont toujours inconnues, certaines explications sont avancées par les scientifiques, comme :

  • la perte de biodiversité;
  • la diminution des ressources alimentaires;
  • les changements climatiques;
  • la hausse de la monoculture;
  • l'augmentation des agents pathogènes.

Les recherches menées jusqu'à ce jour sur les effets du stress chimique, nutritionnel et parasitaire sur la santé des abeilles ne semblent pas désigner un responsable unique, mais une combinaison de plusieurs de ces facteurs.

Pour leur part, le Pr Cyril Vidau et ses collègues de l'Université Blaise Pascal pensent que l'interaction entre le Nosema ceranae et les insecticides constitue un risque important pour les populations d'abeilles, et elle peut permettre d'expliquer la surmortalité des abeilles.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue PLoS ONE.

Le saviez-vous?

Il existe plus de 25 000 espèces d'abeilles sur la planète et environ 800 d'entres elles sont présentes au Canada.

Science