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WikiLeaks : La diffusion intégrale de documents américains sème l'émoi

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, montre la une du Guardian portant sur des révélations sur la guerre en Afghanistan.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, montre la une du Guardian portant sur des révélations sur la guerre en Afghanistan.

Photo : AFP / Leon Neal

Radio-Canada

WikiLeaks a mis à exécution sa menace de publier en version non expurgée la totalité des quelque 250 000 télégrammes diplomatiques du département d'État américain en sa possession.

La décision de WikiLeaks a été aussitôt critiquée par plusieurs des médias qui avaient collaboré par le passé avec Julian Assange pour la diffusion d'informations en sa possession.

Dans un communiqué conjoint, les quotidiens The Guardian (Royaume-Uni), The New York Times (États-Unis), Der Spiegel (Allemagne) Le Monde (France) et El Pais (Espagne) déplorent la décision de WikiLeaks de publier des documents non édités, soulignant le risque de mettre des sources en danger.

« La décision aujourd'hui de publier a été prise par Julian Assange et lui seul », ont précisé les journaux dans leur communiqué.

Ces médias, qui ont tous bénéficié des communications diplomatiques obtenues par WikiLeaks pour la rédaction d'articles, notamment sur l'Irak et l'Afghanistan, les avaient cependant expurgés des noms de personnes qui auraient pu en pâtir, notamment ceux des informateurs travaillant pour les ambassades américaines.

Des dissidents de régimes répressifs pourraient notamment en subir le contrecoup.

Une bavure embarrassante

Mercredi, WikiLeaks avait sondé en ligne un million de personnes sur une éventuelle publication intégrale des documents, rassemblant alors un vaste courant de sympathie, rapporte Le Monde.

Mais, selon le quotidien français, la publication des documents était prévisible depuis les révélations du magazine allemand Freitag la semaine dernière qui affirmait que les versions intégrales des communications diplomatiques étaient disponibles en ligne et aisément déchiffrables.

Depuis, plusieurs médias ont pu effectivement accéder aux documents disponibles dans un fichier sur Internet protégé par un mot de passe publié dans un livre écrit par des journalistes du Guardian.

WikiLeaks rend le quotidien britannique responsable de la publication des documents dans une série de messages publiés sur Twitter, laissant entendre que le livre ne lui donnait pas le choix, mais The Guardian se défend.

Il soutient que Julian Assange leur avait assuré à l'époque que le fichier ne serait en ligne que quelques heures sur un serveur sécurisé. Il déplore aussi que le fondateur de WikiLeaks ait protégé le fichier avec un mot de passe déjà utilisé par son organisation, plutôt que d'en créer un nouveau.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Le Monde

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