•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plaidoyer pour enfouir les fils électriques

Électricité

Une sous-station électrique (archives).

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des voix s'élèvent pour faire de l'enfouissement des réseaux électriques une priorité en matière de valorisation du paysage au Québec.

Seulement 10 % des fils électriques sont enfouis dans la province, malgré le rapport Nicolet qui demandait au gouvernement d'en faire une priorité après la crise du verglas de 1998.

La mise en valeur du patrimoine visuel doit devenir un souci constant dans les travaux d'infrastructure urbaine, soutient la chercheuse Caroline Gagnon, de la Chaire en paysage et en environnement de l'Université de Montréal.

Elle s'étonne des maigres progrès réalisés en matière d'enfouissement du réseau électrique québécois depuis la crise du verglas. En tout, une cinquantaine de kilomètres de fils ont été enfouis en 12 ans.

Des projets coûteux

Hydro-Québec évalue les coûts construction à 2 millions de dollars par kilomètre pour un réseau souterrain, comparativement à 160 000 $ pour un réseau aérien. Les coûts s'élèvent à 4 millions de dollars pour enfouir un seul kilomètre de ligne déjà existant.

Même si l'enfouissement coûte très cher, Caroline Gagnon estime qu'il faut penser à long terme. « D'avoir un amoncellement de fils qui est permanent dans notre environnement, ça offre très peu de sentiment d'appartenance », dit-elle.

Le directeur des politiques à Héritage Montréal, Dinu Bumbaru, est d'avis que la métropole a réalisé des progrès significatifs en matière d'enfouissement depuis la crise du verglas. À Montréal, 45 % du réseau est enfoui.

Même s'il dit appuyer le projet, M. Bumbaru plaide pour une meilleure coordination des acteurs concernés pour éviter le chaos.

« Une ville comme Montréal dispose d'un patrimoine qui est dans son sol, notamment d'archéologie, et les coopérations entre les différentes instances nous semblent très importantes », explique-t-il.

Héritage Montréal prévient aussi qu'il ne suffit pas d'enfouir les lignes électriques dans les quartiers urbains si d'un autre côté, les pylônes et les lignes à haute tension continuent de se multiplier dans les paysages plus ruraux.

D'après un reportage de Bruno Coulombe

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !