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Les travaux sur le cancer du laboratoire LASEVE sont compromis

Des extraits de sapin baumier au laboratoire LASEVE

Des extraits de sapin baumier au laboratoire LASEVE.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La difficulté de rassembler le financement pour réaliser des essais cliniques compromet les recherches sur le cancer effectuées au laboratoire LASEVE à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Les chercheurs ont mis au point une molécule qui freine de 50 % la croissance du cancer et atténue les effets secondaires de la chimiothérapie, comme la perte de poids.

Le laboratoire de l'UQAC détient quatre brevets pour son produit.

Le professeur-chercheur au laboratoire LASEVE, André Pichette, précise que combiné à un traitement de chimiothérapie comme le taxol, le FLP99 extrait du sapin baumier a déjà fait ses preuves sur des souris de laboratoire.

« On a accompli pratiquement tout le développement préclinique jusqu'à se rendre à Santé Canada pour obtenir l'autorisation de faire des essais chez l'humain », ajoute M. Pichette.

Le laboratoire a toutefois besoin de plusieurs millions de dollars pour effectuer les essais cliniques sur des humains.

Les responsables disent avoir frappé aux portes de tous les investisseurs possibles depuis quatre ans, mais se sont fait répondre que le domaine des biotechnologies est trop risqué. On leur aurait même suggéré de se tourner vers les États-Unis.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'institutions financières et d'entrepreneuriat, François Rebello, juge l'attitude des investisseurs inacceptable.

« Il y avait une base avec un produit qui aurait pu éventuellement être commercialisé, faire des millions et ramener beaucoup d'emplois au Québec, mais malheureusement, on a manqué cette occasion-là », affirme M. Rebello.

François Rebello croit que le gouvernement doit forcer les compagnies pharmaceutiques à investir dans la recherche et le développement au Québec. Il doit également faciliter la tâche aux chercheurs pour qu'ils ne deviennent pas de simples chercheurs de financement.

De son côté, le laboratoire devra mettre une croix sur son projet si rien ne bouge.

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