•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mesures d'austérité : l'aide de KPMG a déjà conduit à un gouffre financier

KPMG

Logo de la firme conseil

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

KPMG a beau être la plus importante firme comptable du monde, ses conseils pour réduire le train de vie des villes n'ont pas toujours été couronnés de succès.

Ses propositions sont sur la table des élus municipaux de Toronto qui s'apprêtent à en débattre.

La métropole qui appréhende un déficit budgétaire de 774 millions de dollars en 2012 a fait appel à KPMG, qui offre des services conseils dans les secteurs privés et publics dans plus de 120 pays.

Selon le professeur de management à HEC de Montréal, Taïeb Hafsi, il n'y a rien de surprenant dans les suggestions de la firme comptable qui auraient bien pu être faites par les fonctionnaires de la Ville.

M. Hafsi explique que le maire Ford a sollicité KPMG parce qu'il savait d'avance ce qu'il obtiendrait et parce qu'il croit que les recommandations seraient mieux acceptées, en raison de la renommée de la firme.

En 2009, KPMG a publié un rapport sur sa vision du secteur public. On y décrit notamment un état réduit, qui laisse plus de place au privé.

Melbourne s'en mord les doigts

Déjà en 1998, la firme participait à la privatisation du tramway de Melbourne.

Dix ans plus tard, la ville australienne a dû payer 6 fois plus que prévu.

Selon Paul Mees, professeur à l'université de Melbourne, des expériences similaires auraient dû décourager les villes de se tourner vers ce genre de pratiques.

Mais dans le contexte actuel, les organismes publics doivent faire des choix difficiles, selon le professeur en histoire de l'entreprise canadienne Joe Martin.

Il affirme que si Toronto choisit d'effectuer des compressions après les débats en septembre, la métropole ne fera que suivre une tendance mondiale engendrée par les difficultés économiques.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !