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Pauline Marois favorable à la tenue d'états généraux sur la souveraineté

Pauline Marois, chef du Parti québécois

Pauline Marois, chef du Parti québécois

Photo : PC/Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a confié au Conseil de la souveraineté du Québec, présidé par Gérald Larose, l'idée d'étudier la pertinence de tenir des états généraux cet automne sur le projet d'indépendance du Québec.

« Je crois que le débat est toujours sain dans une société », a-t-elle affirmé en conférence de presse lundi. « Là où se retrouve le mouvement souverainiste, la société civile, les partis politiques qui font la promotion de la souveraineté, qui est le Conseil de la souveraineté, c'est le meilleur endroit pour qu'on puisse engager le débat ».

Elle répond ainsi aux nombreux militants souverainistes qui ont réclamé, ces dernières semaines, la tenue d'états généraux sur la souveraineté.

Par ailleurs, Mme Marois ne croit pas qu'une telle démarche remette en question ses qualités de chef au sein du PQ. « Non, je ne me sens pas menacée dans mon leadership », a-t-elle dit en réponse aux questions des journalistes.

Selon Gérald Larose, qui s'exprimait plus tôt au RDI, la tenue d'états généraux constitue un bon moyen de réunifier la famille souverainiste et de calmer la crise qui secoue le PQ depuis juin dernier.

À l'instar du Nouveau mouvement pour le Québec et de la coalition Cap sur l'indépendance, Gérald Larose estime qu'un mouvement social est nécessaire pour réaliser la souveraineté et qu'un parti politique ne pourra y parvenir seul.

Ça a toujours fait partie de nos propositions. Oui, les partis politiques jouent un rôle névralgique et incontournable là-dedans. Mais s'il n'y a pas en même temps le développement d'un mouvement social pour porter le projet, ça va retarder la réalisation [de l'indépendance ].

Une citation de :Gérald Larose, président du CSQ

Il explique que les états généraux sont une occasion de « permettre une grande convergence de l'ensemble des composantes de la famille souverainiste et de la société civile », ajoutant « qu'il n'y a pas que les souverainistes qui devraient s'interroger sur l'avenir du Québec ».

Pourtant, la coalition de François Legault, qui veut mettre en veilleuse le projet de souveraineté pendant 10 ans, est en tête des plus récents sondages sur les intentions de vote.

« Je pense que ça traduit seulement une instabilité du peuple québécois dans ses institutions. L'électorat est extrêmement instable, prêt à voter à droite, prêt à voter à gauche. Ça veut dire que quelque chose ne marche pas », estime-t-il.

Interrogé quant à la difficulté de réunir à la même table les forces souverainistes qui se divisent et se déchirent, il se dit confiant.

« L'avenir d'un peuple est au-dessus des intérêts personnels et partisans. [...] Quand les troupes sont désunies, c'est sûr que l'adversaire a toute la patinoire. Ça appartient aux troupes de se ressaisir », conclut-il.

Le conseil d'administration du CSQ, qui regroupe des représentants de Québec solidaire, du Bloc québécois et du Parti québécois, ainsi que des militants de tout horizon, se réunira le 9 septembre prochain. La décision de tenir des états généraux devrait être prise lors de cette rencontre.

États généraux contre gouvernance souverainiste

Lors de sa première assemblée citoyenne le 21 août dernier, le Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ) a vivement critiqué la stratégie référendaire de Mme Marois et a réclamé la tenue d'états généraux sur la souveraineté.

Les députés démissionnaires Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi ont également appuyé cette proposition. Dans une lettre ouverte, Pierre Dubuc, ancien dirigeant du SPQ-Libre, groupuscule de gauche au sein du Parti québécois, a aussi appelé Pauline Marois à convoquer des états généraux.

La chef péquiste avait jusqu'à maintenant préféré tenir une série d'assemblées citoyennes pour comprendre les craintes et les attentes des militants souverainistes. Lors de sa première assemblée à Trois-Rivières la semaine dernière, elle avait d'ailleurs tenté derechef de convaincre la population de la pertinence du projet de gouvernance souverainiste.

Avec la tenue d'états généraux, Mme Marois remet donc en jeu sa stratégie référendaire, décriée par de nombreux militants qualifiés de « pressés ».

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