•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À la mémoire des expropriés de Cap-Rouge

Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton

L'ancien chemin de Cap-Rouge.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Parcs Canada a aménagé un nouveau sentier dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, qui rappelle l'expropriation des Acadiens de Cap-Rouge, en 1940.

Évelyne Larade, citoyenne de Chéticamp, se souvient de cette expropriation qui a inspiré la création du parc. Elle avait 14 ans à l'époque.

Une communauté acadienne prospérait à Cap-Rouge depuis près d'un siècle. Pour certains de ses membres, l'obligation de quitter cette terre évoquait la Déportation.

« Mon père, je suis sûre que ça l'a vieilli de dix ans. Mon vieux grand-père avait dit : "Je suis curieux de voir qui va venir me jeter dehors. Il faudra qu'ils me sortent par quartiers" », raconte Evelyne Larade.

Son grand-père est mort naturellement avant l'expropriation, mais son père a été forcé de partir. Avec des billots de bois, les expropriés ont transporté leurs maisons sur l'océan jusqu'à Chéticamp. Le gouvernement leur a donné un dédommagement de 1800 $. « Ce n'était pas grand-chose », affirme Mme Larade.

L'aménagement du sentier commémoratif bordé de panneaux interprétatifs dans le vieux chemin de Cap-Rouge est une consolation bien plus grande aux yeux d'Évelyne Larade.

Parcs Canada offre des laissez-passer aux familles des expropriés. « La génération originelle et deux générations suivantes, donc les enfants et les petits-enfants, peuvent se procurer un permis ou un laissez-passer », précise Hélène Robichaud, directrice du parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton.

La mise en valeur du territoire de Cap-Rouge aurait plu aux expropriés, croit Mme Larade. « Si papa avait vu ça, lui qui regrettait tant de quitter », dit-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie