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Curzi prêt à rentrer au bercail si Marois quitte le PQ

Pierre Curzi
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député indépendant Pierre Curzi, qui a claqué la porte du Parti québécois en juin dernier, se dit prêt à réintégrer la formation si Pauline Marois abandonne son poste.

Le député de Borduas a tenu ces propos vendredi lors de son passage à la radio du 98,5 FM.

Déplorant que le PQ et les autres partis à Québec se soient gravement éloignés des citoyens, M. Curzi pose également comme condition à son retour « une profonde transformation du Parti québécois », endossant certaines des idées proposées la veille par son ancien collègue Bernard Drainville.

M. Curzi juge fondamentale la réforme du mode de scrutin évoquée par le député de Marie-Victorin. Alors que M. Dranville proposait un référendum sur la réforme à adopter, le député démissionnaire privilégie pour sa part un mode de scrutin proportionnel.

Il soutient également l'idée d'instaurer un processus de référendums d'initiative populaire.

Mais les réformes ne suffiraient pas « Il faudrait que Pauline Marois quitte, sinon, je ne vois pas pourquoi ou comment j'y retournerais », dit-il.

Curzi, intéressé par le poste de chef du PQ

M. Curzi a admis qu'il aimerait être chef du PQ. Cette perspective l'intéresserait, a-t-il répété, seulement s'il était assuré que des changements profonds seraient entrepris.

« Pour que je pose ma candidature, il faudrait d'abord qu'il y ait une course à la chefferie. Il faudrait aussi que j'aie la certitude que la culture du parti permettra le renouvellement de nos institutions démocratiques, particulièrement l'adoption du scrutin proportionnel. »

— Une citation de  Pierre Curzi

En entrevue à la radio de Radio-Canada, Pierre Curzi a en outre rappelé que son départ du Parti québécois découlait de la ligne de parti imposée dans la foulée du dépôt du projet de loi visant à protéger l'entente conclue entre la Ville de Québec et Quebecor au sujet de la gestion du futur amphithéâtre.

« J'ai quitté pour une raison très claire, le projet de loi 204 qui, à mon sens, va à l'encontre d'un principe fondamental : le droit pour un citoyen de contester une décision gouvernementale ». a-t-il expliqué.

« Je continue à dire que le programme du Parti québécois est de loin le meilleur programme qu'il y ait actuellement et je continue à dire qu'à l'intérieur du caucus du Parti québécois, il y a des femmes et des hommes de haute valeur », a-t-il poursuivi. Je ne veux pas la disparition ou la destruction du Parti québécois. ...] Il faut qu'il y ait des transformations dans le régime politique. »

Des propos critiqués

La députée péquiste Agnès MaltaisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La députée péquiste Agnès Maltais

La députée péquiste Agnès Maltais, marraine du projet de loi 204 et dans la garde rapprochée de Mme Marois, a accueilli froidement les propos de Pierre Curzi. Elle a rappelé que Mme Marois avait été élue à la tête du PQ et que les militants avaient renouvelé leur appui à son endroit.

En avril, les délégués péquistes avaient accordé leur confiance à Pauline Marois dans une proportion historique de 93,08 % lors du Congrès national de la formation.

« S'il considère que liu a plus de poids que tous ces militants, il a un problème, M. Curzi », a laissé tomber la députée de Taschereau.

De passage à Gaspé pour une activité politique, Bernard Drainville a pour sa part affirmé espérer le retour des démissionnaires, mais s'est dit surpris des commentaires de Pierre Curzi à l'endroit de la chef du Parti québécois.

« Si son discours, c'est de dire : "je reviens à la seule condition que Pauline me laisse sa place", je trouve qu'il va trop loin. »

— Une citation de  Bernard Drainville

Lui-même sur la sellette depuis la publication de ses propositions, Bernard Drainville a nié toute ambition pour la direction du parti.

Louise Beaudoin emballée par les propositions de Bernard Drainville

Les 10 propositions de Bernard Drainville ont attiré la sympathie d'une autre démissionnaire du PQ, Louise Beaudoin. « Ce serait mobilisateur à nouveau. Ce serait là un vrai chantier, une vraie inspiration pour faire de la politique autrement », a-t-elle estimé.

Si ces idées étaient entérinées par le PQ, elle envisagerait même revenir au parti.

Dans les prochains jours, les députés péquistes Pascal Bérubé et Sylvain Pagé présenteront à leur tour leurs suggestions pour améliorer le fonctionnement de leur parti.

Avec les informations de La Presse canadienne

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