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Sexe et VIH : l'effet Johnson Aziga au Québec?

Johnson Aziga
Johnson Aziga Photo: La Presse canadienne / HO, Hamilton Spectator

La Cour suprême du Canada réexaminera l'acquittement d'une séropositive du Québec qui a eu une relation sexuelle non protégée avec son conjoint sans l'aviser de ses problèmes de santé.

Les juges du plus haut tribunal du pays ont accepté d'entendre cette cause moins d'un mois après que l'Ontarien Johnson Aziga eut été déclaré délinquant dangereux pour avoir volontairement transmis le VIH à des femmes. Deux d'entre elles en sont mortes.

La Québécoise, surnommée C.D pour préserver son anonymat, avait d'abord été reconnue coupable en Cour du Québec, en 2008, d'agression sexuelle et de voies de fait graves sur son ancien conjoint.

Mais deux ans plus tard, la Cour d'appel infirmait ce jugement, estimant que le risque de transmission du virus du sida n'était pas assez important pour condamner la femme.

C'est cette décision que la Couronne a portée en appel.

La Cour suprême tranchera dans ce dossier, en même temps que dans celui de Clato Lual Mabior, pour des faits survenus au Manitoba.

Dans ce cas aussi, la charge virale de l'accusé a été considérée comme trop faible pour exposer ses partenaires à un risque important de préjudice grave.

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