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Avenir du PQ : Bernard Drainville met son grain de sel dans le débat

Le député péquiste Bernard Drainville, à sa sortie d'un caucus du Parti québécois, le 7 juin.

Photo : Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député péquiste Bernard Drainville se lance à son tour dans le débat public et affirme qu'une véritable révolution démocratique s'impose au Québec, sans quoi le Parti québécois (PQ) et la souveraineté sont menacés.

En juin dernier, dans la foulée des démissions qui ont secoué le PQ, la chef péquiste, Pauline Marois, avait demandé à ses députés de revenir du congé estival avec de nouvelles idées lors du caucus visant à préparer la rentrée parlementaire, la semaine prochaine.

Le député de Marie-Victorin ne s'est pas contenté de remettre son document de réflexion à sa chef, jeudi. Il s'est également positionné publiquement en le publiant dans son site web. Il présente une série de propositions pour réformer les institutions parlementaires et « notre vie démocratique ».

Le député se défend de manoeuvrer pour déloger sa chef, affirmant que le cynisme des citoyens à l'égard du monde politique justifie sa démarche. « Si le Parti québécois ne se rapproche pas du monde et vite, on ne passera pas à travers », soutient-il, évoquant les sondages peu favorables à son parti. « Je fais ma part et je n'aurai pas de regrets. »

Il affirme que les citoyens, même les plus militants d'entre eux, sont désillusionnés et cyniques vis-à-vis de la politique. « Ce qu'ils me disent là-dessus, c'est qu'ils sont très désabusés de la politique; ils sentent les politiciens loin d'eux », a expliqué M. Drainville en entrevue au réseau RDI.

« Le lien de confiance entre le monde politique et les citoyens est complètement brisé,
et ils désirent des changements. »

— Une citation de  Bernard Draiville

Selon lui, les citoyens réclament des députés de vraies propositions plutôt que des attaques, une communication authentique plutôt que la langue de bois. Les citoyens veulent que les politiciens cessent « d'être dans [leur] bulle », affirme-t-il.

Une réforme en 10 points

Selon Bernard Drainville, qui dit avoir reçu plus de 1000 courriels, il faut donner plus de pouvoir aux citoyens. Il croit que son parti peut parvenir à se repositionner sur l'échiquier politique afin de se rapprocher des citoyens. « Sauf qu'il va falloir effectivement arriver avec des propositions pas mal costaudes pour faire en sorte que les citoyens détiennent plus de pouvoir - pas juste une fois tous les quatre ans -, qu'ils bénéficient du pouvoir avant et pendant l'élection pour faire en sorte que les citoyens exercent le plus gros lobby du Québec.

Il propose une réforme importante du système politique québécois en 10 points, comprenant l'élection du premier ministre au suffrage universel et la tenue d'élections à date fixe.

Il veut aussi permettre aux citoyens de se prononcer sur des initiatives populaires par référendum, et prône l'assouplissement de la ligne de parti au sein des formations politiques.

À son avis, à défaut de combler le déficit démocratique et celui de la représentation politique au Québec, il sera impossible de trouver des solutions durables aux autres problèmes, comme la corruption dans le monde de la construction.

Selon M. Drainville, le PQ devra redevenir le parti réformateur s'il veut redevenir la grande coalition d'autrefois.

Les 10 propositions

  • Élection du premier ministre au suffrage universel.
  • Élections à date fixe.
  • Instauration d'un processus de référendums d'initiative populaire.
  • Organisation d'un référendum sur le mode de scrutin.
  • Instauration d'un jury citoyen chargé d'évaluer le travail des parlementaires, allant jusqu'à la possibilité de révoquer le mandat d'un parlementaire.
  • Assouplissement considérable de la ligne de parti.
  • Instauration d'une assemblée publique obligatoire dans chacune des circonscriptions du Québec au terme de chacune des sessions parlementaires.
  • Création d'un poste de Vérificateur général national (VGN).
  • Obligation de fournir un portrait clair des finances publiques six mois avant les élections (à date fixe).
  • Plafonnement des dons aux partis politiques à 100 $ par personne.

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