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  • Exclusif
  • L'Acadie Nouvelle est renflouée par ses actionnaires

    Acadie Nouvelle
    Radio-Canada

    Les actionnaires de l'unique quotidien de langue française au Nouveau-Brunswick, L'Acadie Nouvelle, ont accepté d'investir 350 000 $ pour assurer la survie du journal.

    Le président du groupe de presse Acadie Média, Clarence LeBreton, explique que les actionnaires se sont montrés responsables et qu'ils ont allongé cette somme sous forme de prêt. « D'ici un an, ce sera remboursé », souligne-t-il.

    Avec cette injection de fonds et des mesures de redressement, les dirigeants du journal croient qu'ils ont maintenant les coudées franches.

    L'institution financière de l'entreprise, la Caisse populaire Acadie, avait fait une mise en garde au journal, reconnaît Clarence LeBreton. « Ça tout simplement disait à l'institution financière : ne vous inquiétez pas, on sait ce qu'on fait », précise-t-il.

    Certaines décisions, la mise à pied d'employés en particulier, ont été douloureuses, selon le président du conseil d'administration. « Des décisions qui ont fait mal, qui ont un peu jeté la panique », explique M. LeBreton.

    Avec le coup de main des actionnaires, L'Acadie Nouvelle renonce à une aide financière d'urgence de la part du gouvernement provincial. « Il ne faut pas s'embarrasser et il ne faut pas embarrasser le gouvernement non plus parce qu'il y a d'autres journaux et tout le monde se surveille », précise M. LeBreton.

    Clarence LeBreton veut rassurer ceux qui craignent le spectre de L'Évangéline, ce quotidien de langue française qui a fermé brusquement ses portes en 1982. L'Acadie Nouvelle, est-il persuadé, ne connaîtra pas le même sort.

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