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Pauline Marois défend le projet de gouvernance péquiste

Pauline Marois a amorcé à Trois-Rivières la série d'assemblées citoyennes du PQ.

Pauline Marois a amorcé à Trois-Rivières la série d'assemblées citoyennes du PQ.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Trois-Rivières, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a profité de la première d'une série de rencontres avec les citoyens pour tenter de convaincre la population de la pertinence du projet de gouvernance souverainiste, au coeur de la crise qui secoue le PQ depuis juin dernier.

La gouvernance souverainiste, qui vise à rapatrier diverses compétences d'Ottawa, « va nous permettre de retrouver le goût de se donner un pays », a plaidé la chef péquiste devant un auditoire de quelque 150 personnes, réunies sur la terrasse du Centre d'histoire de l'industrie papetière, sur les bords de la rivière Saint-Maurice. La chef s'est attiré des applaudissements.

S'il est porté au pouvoir, le PQ devra rapidement poser des gestes de gouvernance souverainiste, a-t-elle prévenu, sinon, « il risque d'être trop tard » pour que le Québec devienne un jour un pays.

Je « crois tellement » à la souveraineté du Québec, a déclaré Mme Marois. « Nous avons le talent de nous donner un pays français en Amérique. »

Mme Marois a de nouveau réitéré son appel à l'unité des souverainistes. « Il y a une chose à laquelle il faut réfléchir comme souverainiste: il faut unir nos forces. Et moi, je suis prête à accueillir les pressés, les pas pressés, tout le monde.

« Parce que je pense qu'on doit ensemble travailler dans la même direction; c'est comme ça que la population va nous faire confiance, qu'on va former un prochain gouvernement et qu'on va la réaliser, la souveraineté du Québec. »

— Une citation de  Pauline Marois

Elle a une fois de plus rejeté la proposition de l'ex-député péquiste Jean-Martin Aussant de faire une élection référendaire qui suffirait à proclamer la souveraineté. Au contraire, a-t-elle soutenu, la question de la souveraineté doit être « dégagée d'un choix électoral » et « dégagée des autres enjeux ».

La priorité d'un gouvernement péquiste serait de faire du Québec un exemple d'intégrité, a ajouté Mme Marois, qui a promis de déclencher aussitôt une commission d'enquête sur l'industrie de la construction.

Très variées, les questions des citoyens ont porté sur des enjeux locaux et nationaux, allant de l'euthanasie, à la fermeture de la centrale Gentilly, en passant par les redevances minières. Les échanges ont été harmonieux, et les citoyens n'ont pas remis en question la démarche souverainiste de Mme Marois.

Lors du point de presse donné en fin de soirée, la chef souverainiste a d'ailleurs paru soulagée du déroulement de la rencontre. « Ce n'est pas nécessairement facile tout ce qu'on a vécu, mais je suis très confiante parce que je sens la base militante solide sur cette question du programme, sur ses orientations », a-t-elle dit, en précisant que l'auditoire n'avait pas été trié sur le volet.

La prochaine assemblée se déroulera le 1er septembre à La Baie, au Saguenay, en marge d'une réunion du caucus péquiste visant à préparer la rentrée parlementaire.

Pauline Marois assure qu'elle restera en poste

En matinée, Pauline Marois, a assuré au cours d'une entrevue accordée à Paul Arcand sur les ondes du 98,5 FM que ceux qui la contestent n'auraient pas sa tête.

« Je suis là pour rester; ils ne m'auront pas à l'usure. Je suis une femme forte, qui a de la résilience et, surtout, je suis une femme de conviction. »

— Une citation de  Pauline Marois

Elle a rappelé qu'elle avait déjà piloté des dossiers difficiles alors qu'elle était ministre de la Santé et de l'Éducation.

Mme Marois réagissait au rassemblement, dimanche dernier, du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), qui a ouvertement attaqué la démarche de gouvernance souverainiste. Certains ne se sont pas gênés pour critiquer également le leadership de la chef péquiste, qui avait obtenu en avril un vote de confiance de 93 %.

« Oui, c'est une attaque », a-t-elle convenu. Lorsqu'elle est revenue au Parti québécois, a-t-elle cependant rappelé, la formation n'avait que 35 députés et éprouvait des difficultés financières. Depuis, a-t-elle fait valoir, le parti a remonté la pente et est redevenu l'opposition officielle.

Pauline Marois a par ailleurs refusé de dire si elle croyait que l'ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau et sa conjointe, la députée désormais indépendante Lisette Lapointe, se cachaient derrière cette contestation larvée. Mme Lapointe fait partie des cinq députés ayant démissionné du PQ au cours des derniers mois.

Avec les informations de La Presse canadienne

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