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L'après-Kadhafi se prépare

Un rebelle libyen observe les combats qui se déroulent près du complexe de Bab Al-Aziziya.

Un rebelle libyen observe les combats qui se déroulent près du complexe de Bab Al-Aziziya.

Photo : La Presse canadienne / AP/Sergey Ponomarev

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que la rébellion libyenne a réussi à pénétrer à l'intérieur du quartier général de Mouammar Kadhafi, les grandes puissances oeuvrent à mettre au point la transition démocratique.

Dans ce but, la France s'est dite prête, mardi, à organiser prochainement à Paris une « conférence internationale de soutien à la Libye », à une date qui reste à déterminer.

Le président français, Nicolas Sarkozy, en a fait l'annonce par communiqué à l'issue d'un entretien téléphonique avec son homologue américain, Barack Obama.

Les deux présidents ont ainsi exprimé « leur volonté de rassembler la communauté internationale derrière le peuple libyen, pour l'aider à engager la transition politique dans un esprit de réconciliation et d'unité nationale, avec pour objectif l'édification d'une Libye nouvelle, démocratique et pluraliste ».

Les deux dirigeants se sont en outre félicités des « progrès décisifs » réalisés au cours des derniers jours par les forces du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique des rebelles. Ils ont de plus convenu de poursuivre leurs efforts militaires jusqu'à la fin du régime du colonel Kadhafi, qu'ils ont jugée « inéluctable et proche ».

Les deux chefs d'État ont par ailleurs demandé au CNT de « respecter les droits du peuple libyen », en « évitant les victimes civiles, en protégeant les institutions de l'État libyen et en poursuivant une transition vers la démocratie, qui soit juste et qui inclut l'ensemble du peuple libyen », a de son côté précisé la Maison-Blanche dans un communiqué.

La légitimité du CNT a jusqu'à présent été reconnue par une trentaine de pays.

Le gouvernement italien a d'ailleurs annoncé que le premier ministre Silvio Berlusconi s'entretiendra jeudi avec le numéro deux de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril. La rencontre se déroulera à Milan. L'Italie, ancienne puissance coloniale en Libye, était jusqu'au début de l'insurrection, en février, le premier partenaire commercial de Tripoli.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné l'importance, pour le nouveau pouvoir libyen, de garantir l'unité nationale, d'oeuvrer à la réconciliation et d'assurer la sécurité des représentations diplomatiques.

Washington et l'Union européenne prêts à dégeler les avoirs libyens

Les États-Unis comptent débloquer au cours des prochains jours « entre 1 et 1,5 milliard de dollars » d'avoirs libyens gelés afin de venir en aide aux rebelles libyens, a par ailleurs annoncé le département d'État américain. L'argent sera versé au CNT pour « répondre aux besoins humanitaires et pour aider à établir un gouvernement sûr et stable », a précisé la porte-parole Victoria Nuland.

Cette somme représente près de la moitié des avoirs liquides du régime Kadhafi détenus aux États-Unis. Le patrimoine gelé totalise, sous diverses formes, plus de 30 milliards de dollars.

De son côté, l'Union européenne dégèlera rapidement les avoirs libyens après le feu vert des Nations unies, a indiqué la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton.

L'administration libyenne de transition aura besoin d'argent pour s'assurer que le personnel du secteur public, comme les policiers ou les infirmières, est payé, que les magasins ont suffisamment de fournitures et que l'économie peut à nouveau se développer, a-t-elle précisé à Bruxelles.

En réponse à la répression brutale menée contre l'opposition en Libye, le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté à l'unanimité, le 26 février dernier, une résolution qui imposait des sanctions sévères à Mouammar Kadhafi et à ses proches, y compris un gel des avoirs et une interdiction de voyage.

Réunion internationale à Doha sur une aide humanitaire

Le président du Comité exécutif du CNT a annoncé la tenue d'une réunion internationale mercredi à Doha, au Qatar, portant sur une assistance humanitaire urgente de 2,5 milliards de dollars au peuple libyen.

Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Turquie, le Qatar et les Émirats arabes unis doivent y prendre part, a précisé le numéro deux de la rébellion libyenne lors d'une conférence de presse mardi.

L'objectif de la rencontre est « de réunir au profit du CNT la somme de 2,5 milliards de dollars avant la fin du ramadan pour pouvoir payer les salaires de Libyens » et pour répondre aux besoins humanitaires urgents, a ajouté Mahmoud Jibril.



Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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