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Le colonel Kadhafi sommé de quitter le pouvoir

Le premier ministre britannique David Cameron exhorte le colonel Kadhafi à quitter le pouvoir lors d'une conférence de presse le 22 août 2011.

Le premier ministre britannique David Cameron exhorte le colonel Kadhafi à quitter le pouvoir lors d'une conférence de presse le 22 août 2011.

Photo : AP/Sang Tan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pendant que les rebelles font une avancée lundi dans la capitale libyenne, les pays occidentaux appellent le colonel Kadhafi à quitter le pouvoir sans délai pour éviter un nouveau bain de sang.

Le premier ministre britannique David Cameron a interrompu ses vacances pour tenir une réunion d'urgence sur la Libye lundi matin, où il a appelé le colonel Kadhafi à cesser les combats sans condition et à démissionner. Il demande également aux rebelles de respecter les droits de la personne et de ne pas chercher à se venger. « La priorité est d'assurer la sécurité à Tripoli », a-t-il déclaré.

Alors qu'une centaine de Libyens manifestaient leur joie devant la Maison-Blanche dimanche après l'annonce de l'arrestation de deux des fils de Kadhafi, le président américain Barack Obama a exhorté le dirigeant libyen à « regarder la réalité en face », réalité selon laquelle il ne contrôle plus le pays.

« La façon la plus sûre de mettre un terme au bain de sang est simple : Mouammar Kadhafi et son régime doivent reconnaître que leur règne est terminé. Il doit abandonner le pouvoir une fois pour toutes. »

— Une citation de  Barack Obama, président américain

La première ministre australienne Julia Gillard partage l'avis de ses homologues occidentaux. « Nous continuons d'appeler le colonel Kadhafi à partir et bien sûr nous estimons qu'il devrait répondre des charges qui pèsent contre lui devant la justice internationale », a-t-elle affirmé.

Le premier ministre italien Silvio Berlusconi appelle également Kadhafi à se rendre, alors que la Russie dit attendre un changement « imminent » du régime libyen.

Le ministère polonais des Affaires étrangères se félicite déjà de la « chute du régime » Kadhafi, même si les combats se poursuivent à Tripoli. La Pologne a aussi promis l'aide de l'Union européenne à la Libye pour que la transition vers la stabilité et la démocratie se déroule sans heurts, tout en se disant certaine « que le colonel Kadhafi et ses proches collaborateurs répondront bientôt de leurs crimes ».

Le candidat à l'élection présidentielle en Égypte, Hamdin Sabahi, se dit quant à lui convaincu que « la révolution arabe se poursuivra et triomphera de tous les tyrans et oppresseurs », ajoutant que « les révolutions arabes sont complétées aujourd'hui par la victoire du peuple libyen ».

L'Égypte a d'ailleurs reconnu lundi le Conseil national de transition libyen comme le gouvernement légitime de la Libye, à l'instar de la Ligue arabe, qui s'est elle aussi déclarée « totalement solidaire » avec le gouvernement rebelle en Libye.

Pendant que l'OTAN appelle à une transition pacifique aux pays et soutient qu'elle continuera à protéger la population civile, l'UE s'affaire déjà à planifier l'après-Kadhafi.

« Il semble que nous assistions aux derniers moments du régime Kadhafi et nous appelons Kadhafi à démissionner sans délai et à éviter un nouveau bain de sang. »

— Une citation de  Michael Mann, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne
Des dizaines de milliers de Libyens sont descendus dans les rues le 21 août 2011 pour célébrer l'arrestation du fils du colonel Kadhafi, Seïf al Islam.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des dizaines de milliers de Libyens sont descendus dans les rues le 21 août 2011 pour célébrer l'arrestation du fils du colonel Kadhafi, Seïf al Islam.

Photo : AFP / Gianluigi Guercia

Estimant que l'issue de la rébellion ne fait désormais plus de doute, le président français Nicolas Sarkozy somme le dirigeant libyen « à éviter à son peuple de nouvelles souffrances inutiles en renonçant sans délai à ce qui lui reste de pouvoir ». Il appelle les forces fidèles au colonel Kadhafi à déposer les armes.

Il s'est par ailleurs entretenu lundi au téléphone avec le président du conseil exécutif du Conseil national de transition, Mahmoud Jibril, qu'il devrait également rencontrer mercredi à Paris.

La France entend accueillir la semaine prochaine une réunion du groupe de contact sur la Libye afin de rédiger une feuille de route portant sur l'avenir du pays, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, précisant que toute la communauté internationale doit participer à la transition libyenne.

L'Union africaine, la Ligue arabe, l'Organisation des Nations unies (ONU), l'Union européenne, les États-Unis et tous les pays qui souhaiteront y participer seront les bienvenus, a-t-il poursuivi.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a pour sa part convoqué un sommet cette semaine pour coordonner l'après-Kadhafi. Il a également demandé la fin des hostilités et appelé à une transition pacifique au pays.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) tient de son côté une réunion d'urgence lundi pour faire le point sur la situation en Libye, a annoncé le porte-parole de la commission de l'UA, Noureddine Mezni.

Possibles destinations d'exil de Kadhafi

Plusieurs médias internationaux ont indiqué que Malte pourrait être une possible destination de Mouammar Kadhafi s'il décidait de quitter le pays. « Si le colonel Kadhafi ou un responsable du gouvernement libyen faisant l'objet de recherches se présente à Malte, il sera arrêté et immédiatement transféré à La Haye », a déclaré un porte-parole du ministère maltais des Affaires étrangères.

De son côté, l'Afrique du Sud ne sera pas la destination du colonel libyen en cas de départ, a soutenu lundi la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, précisant toutefois qu'elle ne reconnaîtrait pas le CNT dans l'immédiat si Kadhafi venait à quitter le pouvoir.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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