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Fermeture de Gentilly-2 en juin, Hydro-Québec s'explique

Centrale nucléaire de Gentilly-2

Centrale nucléaire de Gentilly-2

Radio-Canada

Hydro-Québec a comparu, il y a quelques jours, devant le tribunal de la Commission canadienne de sûreté nucléaire pour expliquer les raisons pour lesquelles elle a dû suspendre ses opérations à la centrale nucléaire de Gentilly-2 de Bécancour en juin dernier.

Rappelons que la centrale nucléaire est restée fermée pendant cinq jours à cause d'une fuite d'eau lourde. Le 13 juin dernier, à 4 h 5 du matin, deux vannes ont cédé dans le caloporteur, une composante qui sert à évacuer la chaleur générée par le réacteur.

Par la suite, 200 litres d'eau lourde radioactive se sont échappé par un hublot ce qui a déclenché le système d'urgence.

Des employés de la centrale sont alors envoyés en habit ventilé pour examiner la fuite, mais ils ne parviennent pas à trouver son origine. À 10 h 30, la décision est prise d'arrêter les opérations de la centrale. Elle restera fermée pendant cinq jours soit le temps qu'aura eu besoin Hydro-Québec pour identifier la source du problème et de procéder aux réparations requises.

Les ingénieurs d'Hydro-Québec ont identifié que les vannes de drainage du système caloporteur présentaient un défaut de conception et étaient à l'origine de la fuite.

D'ailleurs, Hydro-Québec était au courant du problème, mais n'avait pas jugé bon de les remplacer immédiatement.

Hydro-Québec a refusé de répondre aux questions de Radio-Canada. La société d'État soutient que l'incident est sans conséquence pour la sécurité du public et que l'eau a été siphonée.

Cette affirmation est remise en question par les opposants du nucléaire, qui accusent Hydro-Québec de cacher de l'information et de manquer de transparence. « Hydro-Québec, ils ne parlent jamais, ils ne disent rien, ils camouflent. Quand on leur demande des informations, ils ne parlent même pas », déplore vivement Philippe Giroul du Mouvement « Sortons le Québec du nucléaire ».

« L'eau radioactive qui a été déversée se rajoute au fardeau radioactif de l'environnement », déplore le physicien et professeur à l'Université Laval, Michel Duguay.

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