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Les remous des derniers mois

Melanie Julien
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.



Depuis quelques mois, les crises se succèdent au sein du mouvement souverainiste. La déconfiture du Bloc québécois aux élections fédérales  (Nouvelle fenêtre)du 2 mai 2011 a marqué le début d'une série noire. Le parti souverainiste n'y a fait élire que quatre députés, avec 23,4 % des voix, alors qu'il en avait fait élire 49 à l'élection précédente, où il avait obtenu 38,1 % des voix. Même le chef du parti, Gilles Duceppe, a perdu le siège qu'il occupait depuis 1990.

Gilles Duceppe s'adresse à ses partisans le 2 mai 2011Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : La Presse canadienne / THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

C'est la première fois depuis 1993 que le Bloc québécois ne détient pas la majorité des 75 sièges que compte le Québec à la Chambre des communes. Le nouveau chef, Daniel Paillé, aura fort à faire pour reconstruire le parti.

Après l'effondrement du Bloc, des désaccords profonds au sein du Parti québécois sont devenus manifestes. Les défections se sont multipliées, et trois transfuges se sont joints à la Coalition avenir Québec.

6 juin 2011: trois poids lourds du parti démissionnent pour siéger comme indépendants. Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe invoquent des divergences majeures avec la chef Pauline Marois. Ils sont suivis le lendemain par le député Jean-Martin Aussant, qui invite du même souffle la chef à démissionner. M. Aussant a depuis annoncé la fondation d'un nouveau parti.

Les députés Jean-Martin Aussant, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre CurziAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les députés Jean-Martin Aussant, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot et Clément Allard

Les divergences entre Mme Lapointe, qui est l'épouse de l'ex-chef Jacques Parizeau, et Mme Marois avaient été mises en évidence quelques mois plus tôt, lors du congrès du parti. Mme Lapointe avait alors échoué à faire adopter la création d'une commission de préparation de la souveraineté.

21 juin 2011: le député Benoit Charette quitte le parti. À l'inverse de ses quatre collègues, il n'a rien à reprocher à la chef. Et, contrairement à Mme Lapointe, pour qui le parti ne s'engage pas suffisamment vers la souveraineté, M. Charette considère que la tenue d'un référendum au cours d'un éventuel premier mandat ne respecte pas la volonté d'une majorité de Québécois. Le 19 décembre 2011, il annonce qu'il se joint à la Coalition avenir Québec.

16 août 2011: 77 souverainistes déçus du Parti québécois et de sa chef publient leur point de vue. Dans un manifeste intitulé Brisons l'impasse, ils proposent de consulter la population pour redéfinir le projet d'accession à l'indépendance que continuent de caresser de nombreux Québécois. Quelque 400 souverainistes répondent à leur invitation à participer à une assemblée citoyenne, le dimanche 21 août, pour en discuter.

30 août 2011: autre départ important au Parti québécois, même s'il ne s'agit pas de celui d'un député. Le président de la région de Montréal-Centre, qui chapeaute 14 circonscriptions, Atïm León, annonce que sa situation personnelle ne lui permet pas de faire face aux turbulences actuelles. Dans une lettre aux militants, il y va à son tour d'une analyse des raisons qui ont mené le parti à la crise actuelle.

28 septembre 2011: le président de la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne, François Lemay, quitte ses fonctions en critiquant sévèrement la chef péquiste Pauline Marois.

17 novembre 2011: Lisette Lapointe annonce qu'elle adhère au parti Option nationale de Jean-Martin Aussant, tout en conservant sa carte de membre du Parti québécois et en continuant à siéger comme indépendante.

23 novembre 2011: Pauline Marois adopte la ligne dure à l'endroit de ceux qui contestent son autorité. Elle suspend temporairement du caucus Guy Leclair, identifié comme étant la source d'un article mettant en doute le leadership de la chef, ce que le député a toujours nié. Il sera réintégré huit jours plus tard.

24 novembre 2011: c'est au tour du député Daniel Ratthé de faire les frais du grand ménage. Soupçonné de vouloir passer dans le camp de François Legault et de sa Coalition pour l'avenir du Québec, M. Ratthé est expulsé du caucus. Il siège maintenant comme indépendant, et a annoncé le 19 décembre qu'il joint les rangs de la Coalition avenir Québec.

30 novembre 2011: Le Soleil publie un article dans lequel un porte-parole du PQ accuse l'Option nationale de Jean-Martin Aussant d'utiliser ses listes de membre et de s'en servir pour marauder, nouveau chapitre de la lutte fratricide que se livrent les souverainistes.

5 décembre 2011: le libéral Damien Arsenault remporte l'élection partielle dans Bonaventure devant le candidat péquiste Sylvain Roy. Les trois visites de Pauline Marois dans cette circonscription de la Gaspésie n'auront pas suffi pour ravir ce château fort libéral et ainsi, peut-être, apaiser la crise.

10 janvier 2012: le député François Rebello fait défection et passe à la Coalition avenir Québec.

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