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Parc éolien à Saint-Valentin : Québec abandonne le projet

Des éoliennes

Photo : AFP / John MacDougall

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec annonce que le projet de parc éolien Saint-Valentin, dans la MRC du Haut-Richelieu, ne pourra voir le jour « dans sa forme actuelle », en raison de sa non-acceptabilité sociale.

La nouvelle a été annoncée vendredi par la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, Mme Nathalie Normandeau, et le ministre de l'Environnement, M. Pierre Arcand.

Québec a fait connaître sa décision au moment où le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le projet de la firme Venterre NRG a été rendu public.

« Le développement durable s'appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de développement », a déclaré le ministre Arcand, par voie de communiqué.

« Considérant la non-acceptabilité sociale du projet de parc éolien Saint-Valentin, le gouvernement ne peut donner son aval à sa réalisation sans que celui-ci respecte entièrement la démarche de développement durable », a-t-il ajouté.

« Bien que le développement de l'énergie éolienne représente une occasion formidable de création de richesse pour les régions, un tel développement n'est possible qu'avec l'appui du milieu d'accueil », a déclaré la ministre Normandeau.

Selon le rapport du BAPE, les avantages du projet semblent inférieurs aux désavantages et aux risques encourus. Le projet grugerait notamment un patrimoine agricole de haute qualité « qu'il convient de protéger », selon le BAPE.

Le rapport conclut en outre que plusieurs emplacements d'éoliennes devraient être revus, puisque le domaine du parc éolien est fréquenté au printemps par un nombre d'oies, de bernaches et d'autres espèces nettement plus élevé que les estimations du promoteur.

Le BAPE estime cependant que les risques d'une atteinte à la qualité de vie et à la santé des voisins d'éoliennes sont « réduits » en raison de la distance séparatrice de 750 m à Saint-Valentin et de 1000 m à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, ce qui respecte les critères relatifs au bruit.

Le BAPE souligne également que la consultation préalable a fait défaut. Le promoteur et la municipalité de Saint-Valentin, indique le rapport, ont « informé » les citoyens, plutôt que de les consulter de façon ouverte et transparente.

L'organisme reconnaît que le promoteur a conclu une entente avec la municipalité de Saint-Valentin, que les redevances et les compensations satisfont les intéressés et que le projet respecte la réglementation municipale, mais souligne tout de même que plusieurs citoyens contestent le projet.

Des maires des municipalités voisines ont aussi formé une coalition s'y opposant.

Le projet de la firme NRG prévoyait l'installation et l'exploitation d'un parc de 25 éoliennes sur une superficie d'environ 31 hectares situé principalement dans les municipalités de Saint-Valentin et de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix.

Avec les informations de La Presse canadienne

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