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Jean-Martin Aussant songe à créer « Option Québec »

Le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant

Le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, ne sait toujours pas s'il va fonder un nouveau parti politique souverainiste, mais il a tout de même réservé un nom pour cette éventuelle formation auprès du directeur général des élections : Option Québec.

Ce nom trouve sa source dans le titre de l'essai que René Lévesque a écrit avant de fonder le Parti québécois.

« Je trouve que ça dit tout. Il y a le mot Québec et il y a le mot option, c'est-à-dire le choix de décider ce qu'on va devenir nous-mêmes. Et pour faire ça, il faut devenir souverain », a expliqué M. Aussant sur les ondes du Réseau de l'information.

« C'est un rappel de ce qui doit être fait et n'a pas encore été fait. Et c'est intemporel la souveraineté. Les raisons de faire la souveraineté sont les mêmes. C'est les contextes, peut-être, qui changent, manifestement. »

La réservation d'un nom constitue une étape nécessaire pour la création d'un parti politique, mais M. Aussant précise que cela n'implique « pas nécessairement » la création d'une nouvelle formation.

« Si on veut devenir un parti à la fin de nos réflexions, il va falloir un nom, et il faut donc le réserver si on veut être sûr qu'il soit disponible, mais ça ne mène pas nécessairement à la formation d'un parti », précise-t-il.

L'autre condition préalable consiste à recueillir 100 signatures en appui à la création d'un nouveau parti, une étape que Jean-Martin Aussant considère comme une formalité. Ces signatures, dit-il, pourraient être recueillies en « quelques heures ».

« Moi, personnellement, je vois l'utilité d'un nouveau parti, mais comme vous le savez sans doute, c'est une tâche herculéenne, c'est un travail de fou de fonder un parti », fait valoir celui qui a claqué la porte du Parti québécois le 7 juin.

« C'est à ça qu'on est en train de réfléchir. On discute avec bien des gens pour voir s'il y a la possibilité d'en faire. Mais l'intérêt y est, ça, c'est certain », assure-t-il.

Jean-Martin Aussant a quitté le PQ en raison d'un désaccord avec la chef Pauline Marois sur la stratégie d'accession à la souveraineté.

Il affirme encore aujourd'hui que « si un parti est souverainiste, il doit être élu en parlant de souveraineté et non en évitant la question » et en disant « les choses franchement, sans avoir peur d'une défaite ».

« Monter le parti, faire les structures, l'étendre à la grandeur du Québec, c'est une tâche herculéenne, et ça, il faut vraiment y penser avant de se lancer là-dedans. »

— Une citation de  Jean-Martin Aussant

Interrogé sur la création du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), un mouvement politique souverainiste, Jean-Martin Aussant demeure prudent. Il confirme tout de même qu'il sera présent lors de l'assemblée publique que le groupe organise dimanche à Montréal.

« Je serai présent, à titre observateur, et Option Québec n'est pas du tout relié à la journée du 21. Je ne suis pas fondateur de ce mouvement là du tout », indique M. Aussant, qui précise ne pas avoir pris connaissance du manifeste publié mardi par le groupe.

Deux ex-députés péquistes avec lesquels il conserve des liens, Pierre Curzi et Lisette Lapointe, seront aussi présents à l'assemblée publique du NMQ, soutient-il.

« Sans vouloir parler pour eux, je pense qu'ils y seront aussi à titre d'observateurs, parce que ni l'un ni l'autre ne [font] partie des organisateurs », avance M. Aussant.

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