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Les Canadiens ont une bonne opinion de leur système de santé

hopital
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Canadiens accordent une bonne note au rendement de leur système de santé et se déclarent satisfaits des soins qui leur ont été prodigués, par leur médecin de famille ou à l'hôpital. Ils sont en revanche préoccupés par la question des délais et par celle de la croissance des coûts. Voilà les faits saillants d'un sondage publié mardi par la firme Deloitte.

Le cabinet-conseil, qui intervient auprès des ministères et hôpitaux en matière d'organisation des soins, a mené une étude auprès de 2304 Canadiens d'une rive à l'autre du pays. Parmi les 84 questions qui leur ont été posées au moyen d'un formulaire sur Internet, la moitié d'entre eux accordent une « bonne note » au rendement du système de santé canadien. Un chiffre en hausse de 7 points par rapport à la précédente étude, qui datait de 2009.

La paperasserie, 2e source de gaspillage

Paradoxalement, plus d'un tiers des sondés estime que 50 % des 190 milliards de dollars dépensés chaque année en soins de santé sont gaspillés. L'origine de ce gaspillage proviendrait principalement des usagers qui n'assument pas la responsabilité de leur propre santé (54 %) et de l'abondance et de la redondance de la paperasserie (42 %). 3 Canadiens sur 10 considèrent également que l'argent est dilapidé dans des mesures cherchant à préserver la vie à tout prix.

Convaincus que leur système de santé est l'un des meilleurs au monde, 75 % des Canadiens estiment que la qualité des soins offerts par leur médecin est « élevée ». Idem lorsqu'ils se sont dernièrement rendus dans un hôpital : 78 % des patients sont satisfaits des soins qu'ils y ont reçus.

Malgré cette perception plutôt positive, les personnes sondées nourrissent tout de même quelques inquiétudes. Elles concernent principalement les problèmes des délais (57 %) et de l'accès aux soins (28 %). Leur aptitude à supporter les coûts futurs de leur santé constitue la préoccupation majeure d'une majorité de Canadiens, notamment ceux qui n'ont pas d'assurance supplémentaire (27 %), ceux qui se sentent sous-assurés (37 %) ou ceux dont l'état santé est mitigé (28 %).

Un enjeu politique majeur

Preuve que la santé leur tient à coeur, 67 % des répondants prétendent qu'il s'agit d'une des principales questions auxquelles doivent s'attaquer les gouvernements fédéral et provinciaux. Les politiques de restructuration mises en oeuvres ces trois à cinq dernières années sont soutenues par 21 % des sondés, tandis que 7 % s'y opposent.

Les Canadiens ont une vision assez claire des enjeux futurs en matière de santé. Selon eux, les gouvernements doivent prioritairement travailler à l'amélioration de l'accès (72 %) et de la qualité (68 %), à la réduction des coûts (58 %), à la répartition des services entre le public et le privé (53 %), et, enfin, à l'augmentation du nombre d'options concernant les soins privés (33 %).

Les grandes lignes de l'étude Deloitte

  • En raison de la crise, 41 % des répondants affirment être plus prudents dans leurs dépenses en santé et 10 % déclarent les avoir limitées
  • 55 % des consommateurs considèrent que leur santé est excellente ou très bonne
  • Le taux de personnes souffrant de maladies chroniques est passé de 47 % en 2009 à 52 % aujourd'hui
  • Plus de 3 Canadiens sur 4 consomment régulièrement des suppléments de vitamines et de minéraux
  • 34 % sont préoccupés quant à la confidentialité des renseignements personnels en matière de santé
  • 26 % des personnes sondées n'ont pas consulté un médecin alors qu'elles étaient malades ou blessées, 72 % pensant que le problème disparaîtrait sans soins
  • 19 % des répondants disent avoir consulté un herboriste, un homéopathe, un chiropraticien ou tout autre praticien en médecine alternative
  • 1 Canadien sur 5 estime que la privatisation améliorerait le rendement du système, alors que 30 % pensent le contraire

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