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Syrie : navires de guerre et chars à l'assaut de Lattaquié

Photo prise d'une vidéo de La révolution syrienne 2011 montrant un navire de la marine syrienne qui aurait bombardé Lattaquié.

Photo prise d'une vidéo de La révolution syrienne 2011 montrant un navire de la marine syrienne qui aurait bombardé Lattaquié.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'armée syrienne a relancé dimanche son offensive dans la ville portuaire de Lattaquié, tuant au moins 23 civils et faisant des dizaines de blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

« Au moins 21 civils ont été tués dans le quartier d'Al-Raml Al-Jounoubi et deux autres dans celui de Qniniss à Lattaquié », a déclaré le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Pour la première fois depuis le soulèvement contre le régime de Bachar Al-Assad, des navires équipés de mitrailleuses lourdes se sont ajoutés aux chars pour réprimer la contestation. Lors d'une opération militaire en mai contre la ville de Banias, dans le nord-ouest de la Syrie, les navires de guerre avaient patrouillé au large, sans tirer.

L'OSDH fait état de Syriens, mais également de Palestiniens parmi les victimes. Le quartier Al-Raml Al-Jounoubi abrite le camp d'Al-Ramal qu'habitent de nombreux Palestiniens.

Samedi matin, l'arrivée de blindés à Al-Raml Al-Jounoubi avait fait fuir nombre de ses résidents, qui craignaient une offensive. Vendredi, ce quartier avait été le théâtre d'une manifestation réunissant jusqu'à 10 000 personnes, selon les militants des droits de la personne.

Dimanche, après « des tirs nourris pendant des heures », « un grand nombre d'habitants, en particulier des femmes et des enfants » du Quartier de Qniniss ont également pris la fuite, a indiqué l'OSDH.

Les forces de sécurité ont utilisé des lance-roquettes dans le quartier Al-Sakentouri et blessé un enfant dans le quartier de Boustane Saydaoui, a ajouté l'organisme basé à Londres et qui s'appuie sur les informations rapportées par les militants sur place.

Le Comité de coordination de la Révolution syrienne a quant à lui fait savoir que plus aucun train ne circulait en direction et en provenance de Lattaquié.

Samedi, deux civils avaient déjà été tués dans cette ville côtière, et des manifestants qui ont défilé au terme de la prière nocturne des Tarawih ont été la cible des tirs des forces de sécurité.

L'agence officielle jordanienne Petra a pour sa part annoncé la mort d'un ressortissant jordanien de 20 ans. Le jeune homme, qui rendait visite à des proches à Homs, a succombé à ses blessures après avoir été atteint par un tireur embusqué.

Les habitants des banlieues de Damas comme ceux de Lattaquié étaient toujours coupés du monde dimanche, l'armée y ayant de nouveau coupé les communications.

Six ONG de défense des droits de la personne ont appelé dimanche à la libération « immédiate » d'Abdel Karim Rihaoui, le président de la Ligue syrienne des droits de l'homme arrêté vendredi. Cette organisation est une source importante d'informations les journalistes étrangers, qui font l'objet de restrictions importantes de la part du régime syrien.

Le président américain Barack Obama et ses alliés le roi Abdallah d'Arabie Saoudite et le premier ministre britannique David Cameront ont exigé samedi l'arrêt immédiat des violences.

Dans le même temps, le Canada a gelé les actifs de quatre nouveaux dignitaires du régime, dont un oncle de M. Assad et le chef de la sécurité militaire de Hama (centre), où une offensive de l'armée début août a fait plus d'une centaine de morts.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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