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Droits de scolarité : les fédérations étudiantes entendent multiplier leurs moyens de pression

Manifestation étudiante à Montréal contre la hausse des frais de scolarité, le 31 mars 2011.

Manifestation étudiante à Montréal contre la hausse des frais de scolarité.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que la rentrée scolaire approche, les fédérations étudiantes collégiale et universitaire font savoir qu'elles vont augmenter leurs moyens de pression contre la hausse des frais de scolarité annoncée par Québec.

Déjà, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a organisé vendredi une manifestation à l'Université Bishop's, à Sherbrooke, à l'endroit où commence le congrès de l'aile jeunesse du Parti libéral du Québec. Cette manifestation devait attirer une centaine de personnes.

Le gouvernement du Québec prévoit une augmentation de 325 $ par année des frais universitaires, qui doit entrer en vigueur en 2012 et qui se maintiendra jusqu'en 2016.

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, dit que les heures de campements des étudiants devant le ministère de l'Éducation à Montréal vont augmenter au cours de la prochaine semaine.

« On a déjà encaissé des hausses de 30 % dans les cinq dernières années, c'est un niveau critique, donc on demande à Québec de plafonner les droits qui sont à 2700 $ en ce moment », affirme Léo Bureau-Blouin.

Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), craint que les étudiants n'arrivent plus à joindre les deux bouts. « Les étudiants vivent avec 7 $ par jour. [La hausse des frais de scolarité] va augmenter l'endettement des étudiants », dit-elle.

Par-dessus tout, les fédérations étudiantes craignent que la hausse annoncée par Québec freine l'accessibilité aux études supérieures des étudiants les moins fortunés. Pour tenter de gagner leur bataille, les étudiants vont peaufiner un plan d'action à la fin du mois.

D'ores et déjà, des manifestations sont annoncées, mais les deux grandes associations étudiantes soutiennent que tout se fera de façon pacifique.

Fin mars, une manifestation de plus de 2000 étudiants au centre-ville de Montréal qui exprimaient leur rejet des hausses des droits de scolarité s'était soldée par l'intervention des policiers. Un jeune avait été blessé par une bombe et l'on dénombrait quelques arrestations.

Des manifestants avaient tenté de pénétrer à l'intérieur des bureaux de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.

Avec le reportage de Christine Limoges

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