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Les bases génétiques de l'art d'imiter

Photo diffusée par le CNRS d'un papillon Melinaea mneme et d'un papillon Heliconius numata

Photo diffusée par le CNRS d'un papillon Melinaea mneme (au-dessus) et d'un papillon Heliconius numata

Photo : CNRS

Radio-Canada

Le mimétisme d'une espèce de papillon sud-américaine a été associé à une trentaine de gènes contrôlant ensemble plusieurs caractères, comme la couleur des ailes, et qui sont situés sur un unique chromosome.

Selon le Britannique Richard French-Constant, de l'Université d'Exeter et ses collègues européens, ces gènes sont hérités en bloc par la génération suivante.

Le mimétisme dans le monde animal se décrit comme la capacité qu'ont certaines espèces à imiter une caractéristique de leur environnement ou d'une autre espèce pour se protéger.

Dans le cas étudié, les papillons Heliconus numata reproduisent sur leurs ailes les motifs de congénères vénéneux, les Melinaea mneme , afin de se protéger des oiseaux rebutés par leurs goûts amers.

Ce phénomène avait intrigué les scientifiques pendant des siècles, y compris Darwin lui-même.

Richard French-Constant, Université d'Exeter

Un supergène

Plus concrètement, ces quelque 30 gènes forment ce que les généticiens appellent un supergène.

Ces gènes se comportent « comme des blocs soudés », ce qui évite, selon les chercheurs, la formation de formes intermédiaires de papillons qui perdraient ainsi l'avantage du mimétisme.

Certains gènes se trouvent même renversés, ce qui supprime le processus naturel de recombinaison génétique lors de la reproduction sexuée.

Le détail de cette étude est publié dans le magazine Nature.

Avec les informations de Agence France-Presse

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