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Les accommodements raisonnables au menu du congrès des jeunes libéraux

Maripier Isabelle, présidente de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec

Maripier Isabelle, présidente de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La question délicate des accommodements raisonnables sera abordée lors du congrès de l'aile jeunesse du Parti libéral du Québec qui commence vendredi à Sherbrooke.

Plus de 700 militants sont attendus à l'Université Bishop's pour cet événement qui se déroule jusqu'à dimanche. Les jeunes libéraux discuteront notamment de mesures qu'ils souhaitent ajouter au projet de loi 94. Cette loi vise à encadrer les demandes d'accommodements raisonnables au sein du secteur public.

« On demande une loi sur l'interculturalisme qui permettrait de servir de référence, non pas seulement à l'intérieur de l'administration publique, mais dans l'ensemble de la sphère publique pour qu'un citoyen, une entreprise, un organisme ait également une base de référence même s'il est hors de l'administration publique », explique la présidente de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Maripier Isabelle.

Elle indique par ailleurs que les délégués réfléchiront à la mise sur pied d'un Office québécois d'harmonisation interculturelle (OQHI) qui serait à l'éventuelle loi sur l'interculturalisme ce que l'Office québécois de la langue française (OQLF) est à la Charte de la langue française.

Selon Mme Isabelle, l'OQHI donnerait de la formation, de l'information et des outils aux citoyens sur la gestion des accommodements raisonnables au quotidien en même temps que de recueillir leurs doléances.

C'est vraiment la question d'outiller les Québécois pour faire de la diversité un avantage [...] dont tout le monde peut tirer profit.

Maripier Isabelle

La tenue de ce congrès coïncide avec un caucus du Parti libéral du Québec, qui doit réunir la majorité des députés du parti vendredi.

Un recul, estime le Parti québécois

La position des jeunes libéraux a fait bondir la porte-parole du Parti québécois en matière de laïcité, Carole Poirier.

« Quand je vois le terme "harmonisation", déjà, ça commence à me faire peur. Qu'est-ce que ça veut dire au juste? Est-ce que c'est moi qui "m'harmonise" aux autres et non pas les autres qui s'harmonisent à nous? », a lancé la députée d'Hochelaga-Maisonneuve en entrevue à La Presse Canadienne.

« Dans le fond, les jeunes du PLQ rejettent la laïcité et veulent nous faire retourner au multiculturalisme », estime-t-elle, bien que les jeunes libéraux revendiquent une loi sur « l'interculturalisme », deux notions bien différentes.

Toutefois, le Parti québécois s'oppose à la laïcité ouverte, une formule que soutiennent les jeunes libéraux et « qui nie le concept même de la laïcité », d'après Mme Poirier.

Manifestation en marge du congrès

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a organisé une manifestation pour dénoncer la hausse des droits de scolarité à l'Université Bishop's, à Sherbrooke, où les jeunes libéraux tiennent leurs discussions.

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