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Après Fukushima, le Japon met sur pied une nouvelle agence de sûreté nucléaire

La centrale de Fukushima-Daiichi
La centrale de Fukushima-Daiichi Photo: AFP / HO
Radio-Canada

Le gouvernement japonais a décidé de mettre en place une nouvelle agence de sûreté nucléaire, relevant du ministère de l'Environnement et non plus de celui de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (METI), a annoncé jeudi le secrétaire général Yukio Edano.

Le plan établi par le ministre responsable de la crise nucléaire, Goshi Hosono, devrait être adopté le 15 août, a-t-il précisé. Un vote du Parlement sera ensuite nécessaire avant l'entrée en fonction, prévue en avril 2012, de la nouvelle entité.

Depuis le tsunami du 11 mars, qui a provoqué à la centrale de Fukushima le plus grave accident de l'histoire du nucléaire civil depuis Tchernobyl, le gouvernement japonais est vivement critiqué pour sa gestion de la crise, ses liens étroits avec les industriels et l'absence de contrôles efficaces.

L'actuelle Agence de sûreté industrielle et nucléaire (NISA), dépendante du METI, a notamment été mise en cause pour son manque d'indépendance. La presse japonaise a fait état de tentatives de manipulation de l'opinion, lors de conférences et de séminaires. Enjeux et questions étaient présentés de façon à promouvoir le nucléaire et les industriels de ce secteur, ce qui n'est pas la mission initiale du METI, normalement chargé de le réguler.

Le 4 août, le gouvernement a annoncé le limogeage de trois hauts responsables chargés de la politique de l'énergie : le chef de l'Agence pour l'énergie, le directeur de l'Agence de sûreté industrielle et nucléaire et un vice-ministre du METI qui supervise ces agences.

Pour Goshi Hosono, il s'agit à présent de « séparer dès que possible la NISA du ministère du Commerce, afin de tenir le régulateur éloigné du promoteur ».

La situation n'est toujours pas stabilisée à la centrale de Fukushima, où le tsunami du 11 mars a entraîné une panne des systèmes de refroidissement et la fusion des barres de combustibles dans trois réacteurs. Des éléments radioactifs comme le césium ont contaminé l'eau et les sols, se retrouvant notamment dans les végétaux et la viande.

Associated Press

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