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Un barrage contre le gaz de schiste près de Fredericton

Manifestation

La manifestation, mardi.

Radio-Canada

Des opposants à l'exploitation du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick qui ont bloqué un convoi mardi au nord de Fredericton sont toujours sur place, mercredi.

Le groupe a passé la nuit le long de la route 625, près de Stanley. Il bloque cinq camions et de l'équipement qui se dirigeaient dans un chemin de gravier vers un lieu potentiel d'exploitation du gaz de schiste.

La manifestation se déroule assez calmement. Les manifestants se sont équipés afin de passer une seconde nuit sur place.

Le convoi doit effectuer des relevés sismiques pour le compte de la société Southwest Canada, détentrice d'un permis d'exploration. Les travailleurs attendent sur place depuis mardi. Ils ont passé la première nuit dans leurs véhicules.

Quand c'est au point de protéger la vie, le bien-être des gens, des personnes des générations futures, il n'est jamais trop tard. Ça vaut la peine de consacrer du temps et de l'énergie pour la cause.

Maxime Daigle, un manifestant

Les manifestants sont déterminés à maintenir leur barrage jusqu'à ce qu'ils aient rencontré le premier ministre, David Alward, et certains ministres.

« On espère que quelques politiciens viennent, qu'on puisse leur parler, mais on ne peut pas avoir de réponse. On n'est pas [disposé à] se faire empoisonner. Non, on n'accepte pas ceci. On ne peut pas accepter ceci. On ne peut pas vivre avec ceci. Ça prend de l'eau pour vivre. Il n'y a pas rien que nous autres. Il y a des animaux, nos enfants, le futur », explique Raymond Chevarie, un manifestant.

Les manifestants attendent une réponse du gouvernement. Le premier ministre Alward a déclaré, mercredi après-midi, qu'il approuve les manifestations pacifiques, mais non le barrage de la route. M. Alward a ajouté qu'il ne se rendra pas lui-même sur place.

Les services policiers surveillent la manifestation pour éviter tout affrontement. Ils ont dit mercredi matin qu'ils étaient patients et qu'ils allaient attendre. Entre-temps, ils ont fait venir un négociateur pour tenter de dénouer la situation.

Les manifestants ajoutent qu'ils se préparent à une longue bataille qui se terminera seulement quand le gouvernement annoncera l'interdiction complète de la recherche du gaz de schiste dans son territoire.

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